CHAPITRE 14 : PREPRESSE (PRE-PRESS) ET COULEUR DANS GIMP


Ce chapitre vous aidera à préparer vos images Gimp pour les presses d’imprimerie. Vous apprendrez aussi quelques techniques simples de calibrage des couleurs de votre moniteur.


Qu’est-ce que le prépresse ?


Quand on pense au prépresse (Pre-press), on pense en général au fait d’aller avec son livre ou son image chez l’imprimeur du coin pour qu’il l’imprime. Pendant longtemps le marché du prépresse numérique a été dominé par une entreprise ayant une pomme dans son logo. Les logiciels de prépresse ont aussi été traditionnellement fournis par des entreprises comme Adobe, Corel et Macromédia, et des liens étroits existent souvent entre les logiciels graphiques (Graphics software) et le matériel d’impression (Printing hardware). Ce système signifie qu’il est très facile à l’utilisateur moyen de Macintosh de créer des dessins numériques et de les passer au prépresse.

Le marché ayant été longtemps dominé par Apple, la plupart des scanneurs, des imprimantes et des moniteurs sont fournis avec des pilotes et un calibrage adaptés et écrits pour Macintosh. Tout ce que le créateur graphique a à faire est d’obtenir un profil d’impression (Printing profile) de l’imprimeur, de le mettre dans son programme et tout sera réglé comme il faut. On peut discuter pour savoir si cette approche est bonne, ou s’il vaudrait mieux avoir plus de contrôle des réglages et des paramètres, mais l’utilisation des profils préréglés de Mac est certainement très pratique.

Quand vous rencontrerez pour la première fois des personnes du milieu du prépresse, vous entendrez un jargon bizarre (lpi, dpi, ppi, couleurs pantone etc…). Vous devrez aussi résoudre le problème consistant à formater vos images Gimp pour des utilisateurs de Mac et des imprimeries Mac, et arriver à comprendre comment transférer des fichiers d’images volumineux.

Dans ce chapitre nous allons tenter de répondre à ces questions et de comprendre une partie de ce jargon. Et rassurez-vous, vous n’avez pas besoin de Mac ou de Windows pour préparer le prépresse, Gimp et UNIX suffisent.


Imprimer à partir de Gimp


Gimp n’est pas aussi intuitif que Photoshop en ce qui concerne le prépresse. Gimp est plus orienté vers la création d’images pour le web. Dans Gimp, vous voyez toujours la taille de l’image telle que la verra celui qui surfe sur le web.

Pourquoi ? Les images dont le fichier ne contient pas d’information sur la résolution seront ouvertes à 72 ppi (Pixels per inch). C’est le cas pour Netscape et la plupart des autres logiciels. Gimp ne fournit pas de dialogue pour l’incorporation de valeurs d’impression (Printing values) quand on commence la création d’un graphisme. Ne vous inquiétez pas ; ce n’est pas très difficile si vous planifiez un peu d’avance. Il ne vous faudra que votre bon sens et un peu de calcul.

Si vous voulez régler (Adjust) ou calibrer (Calibrate) votre scanneur, votre moniteur…, vous devrez le faire manuellement. Sans calibrage, vous serez probablement déçu en voyant votre travail sorti de l’impression. Même si vous n’avez pas ce qui se fait de mieux comme trousse de calibrage, le résultat de l’impression sera probablement plus proche de ce que vous voyez à l’écran qu’avant de calibrer. Nous expliquerons le calibrage en détail dans ce chapitre, mais commençons par parler des types de fichiers.


Formats de fichiers pour l’impression


Il existe beaucoup de formats de fichiers d’images, mais la plupart des professionnels n’en utilisent que deux : EPS (Encapsuled PostScript) et TIFF (Tagged image file format). Certains imprimeurs peuvent aussi utiliser JPEG et EPS Comprimé.

Si vous ne voulez pas enregistrer votre image sous l’un de ces deux formats, vous pouvez importer le fichier image dans un logiciel de mise en page (Layout program). La plupart des imprimeurs acceptant les fichiers PC peuvent accepter des logiciels tels que Adobe Frame Maker, Adobe Illustrator et Corel Draw. Si vous importez votre image d’un de ces logiciels et l’enregistrez sous le format de fichier d’origine du logiciel, l’imprimeur sera capable d’imprimer à partir de ce fichier.


Fichiers PostScript


(Note du traducteur : PostScript™ : Langage de description de page développé par Adobe Systems)

Si votre imprimeur accepte les fichiers EPS, il serait préférable que vous utilisiez ce format. EPS est indépendant du matériel et de l’environnement, et vous pourrez être certain que le résultat ressemblera exactement à l’image que vous avez créée (En supposant que vous avez calibré votre moniteur et que vous imprimez sur une imprimante PostScript).

Si vous utilisez EPS, assurez-vous que votre imprimeur peut utiliser l’ajustement de couleurs (Color adjustement) pour un fichier EPS, et qu’il est capable de le prévisualiser. Dans le cas contraire vous devrez vous assurer que tous les réglages et couleurs de votre fichier sont parfaits en sortant de chez vous, car l’imprimeur ne pourra pas le faire ensuite pour vous.

Si vous avez un gros travail d’impression, il vous faudra savoir si votre imprimeur peut redisposer (Rearrange) les pages du fichier postScript. Sinon vous aurez peut-être à payer deux clichés d’impression au lieu d’un. Ceci est fonction du type de reliure (Binding ??). Dans un logiciel DTP il y a des fonctions qui redisposent automatiquement les pages pour qu’elles correspondent à votre choix de reliure. Par exemple pour une reliure « en sacoche (Saddle) », la première et la dernière page seront imprimées sur la même grande feuille (Cette feuille est ensuite pliée comme un toit ou une sacoche. Seules les pages intérieures du document seront réellement disposées sur le cliché pour vous permettre de les voir dans le fichier texte d’origine.

Gimp comprend un puissant outil d'enregistrement de fichiers PostScript qui permet de spécifier le format de la feuille et le type de PostScript.

Pour créer un fichier EPS, vérifiez la boite de contrôle PostScript encapsulé (Encapsulated PostScript) dans la boite de dialogue Enregistrer PostScript (Save PostScript). (Clic-droit | Fichier | Enregistrer sous (Save as) puis choisir PostScript dans le menu déroulant Choix du type de fichier (Determine file type). La plupart des imprimeurs peuvent prendre les fichiers PostScript ordinaires, qui peuvent donc aussi être une possibilité pour vous, mais vous devrez encore préciser tous les paramètres comme vous le faites quand vous enregistrez un fichier PostScript.

Vous pouvez aussi utiliser la commande Clic-droit | Fichier | Imprimer (Print) et imprimer dans un fichier (Print to file). Vous pouvez ajuster le fichier PostScript pour que les options comprises par l'imprimeur ou le graphiste (Image setter??) soient contenues dans le fichier PostScript. Pour ce faire vous devez demander quel fichier ppd (Printer parameters description) vous devrez utiliser pour cet imprimeur, ou encore mieux demander à l'imprimeur son fichier ppd. Une fois ce fichier en votre possession, allez dans la fenêtre de dialogue d'impression et ouvrez le dialogue de configuration. Réglez l'impression pour les niveaux postscript 1 ou 2 selon le type du matériel utilisé par l'imprimeur. L'étape suivante consiste à choisir dans le champ ppd le fichier ppd qui sera utilisé, appuyez simplement sur le bouton rechercher (Browsee) et "ouvrez" votre fichier ppd. Le fichier PostScript généré contiendra les options disponibles pour le matériel de l'imprimeur. La sortie du fichier se fera en PostScript et pas en EPS. Vous devrez aussi demander à votre imprimeur s'il peut utiliser le PostScript simple au lieu des fichiers EPS.


Fichiers TIFF


Si votre imprimeur n'accepte pas EPS ou PostScript, vous devrez enregistrer votre image dans un format d'image ordinaire tel que TIFF ou JPEG. Faites attention: Certains formats d'image (Comme TIFF) sont différents selon les environnements Mac ou PC. M'avantage du format TIFF est qu'il vous permet de tirer une épreuve de haute qualité même avec une imprimante non PostScript.

TIFF est aussi un bon choix quand votre image de fond est blanche, car EPS a parfois une tendance à produire de faibles teintes dans de grandes surfaces blanches.

Si vous expédiez vos images sous forme de fichiers d'images ordinaires, vous ne devez pas oublier de d'indiquer à votre imprimeur la taille (Size) des images imprimées que vous voulez. C'est important, car les imprimeurs s'attendent normalement à ce que les fichiers d'images soient créés avec Photoshop. Avec ce logiciel, les informations sur la taille de l'image imprimée et sa résolution sont dans le fichier. Cependant Gimp ne permet (Pour l'instant) qu'une résolution (72 ppi ou la résolution du moniteur).


Résolution et taille d'image


Comme nous venons de l'indiquer, les images Gimp n'ont qu'une résolution: 72 ppi (Pixels per inch), qui est la résolution par défaut de l'écran. C'est évidemment parfait pour le web, puisque les surfers regardent les images sur leur moniteur. Cette résolution de 72 ppi est cependant bien trop basse pour une impression sérieuse quelconque.

Supposez par exemple que votre imprimeur vous demande une résolution minimum de 100 ppi pour que votre poster de 50x60 pouces ait un bon aspect. Pour fournis la résolution de 100 ppi, vous devrez créer une image plus grande avec Gimp, puis diminuer sa taille quand vous l'enregistrerez sous la forme d'un fichier PostScript ou EPS (Ou c'est l'imprimeur qui le fera quand il importera l'image dans un de ses programmes).

Dans le dialogue Fichier | Nouveau, vous donnez toujours la taille de l'image en pixels, et il n'est pas très difficile de calculer la taille qu'il vous faut pour une résolution donnée. En utilisant cet exemple, il vous suffit de multiplier la largeur et la hauteur de l'image (50x60 pouces) par 100 (La résolution) et entrer les résultats comme Largeur (Width) et Hauteur (Height) dans la boite de dialogue Nouvelle image (New image).

50 x 100 égale 5000 pixels et 60 x 100 égale 6000 pixels. La formule de calcul est simple.

Notez : Taille d’image Gimp = résolution ppi désirée x hauteur ou largeur désirée en pouces.

Règle pratique : Choisissez toujours la taille de l’image avant de commencer à la créer. Demandez à votre imprimeur la résolution qu’il lui faut, et calculez la taille d’image nécessaire pour que le résultat de l’impression soit bon.

Si vous voulez une résolution élevée pour votre travail d’impression, les images à l’écran seront énormes. La bonne nouvelle est que Gimp est assez malin pour adapter la taille de la trame (Canvas ?) pour qu’elle ne soit jamais plus grande que votre écran.

Comment vous débrouiller si vous n ‘avez pas fait les calculs nécessaires avant de créer l’image, ou si l’imprimeur vous dit que la résolution est trop faible ? Pas d’affolement, vous avez une issue. Vous pouvez modifier l’échelle (Scale) de votre image jusqu’à un certain point, car gimp peut effectuer une interpolation.

Interpolation veut dire qu’on peut agrandir une image en créant de nouveaux pixels. Pour chaque nouveau pixel, Gimp effectue une évaluation des couleurs des pixels voisins et calcule une couleur intermédiaire. Ce procédé fonctionne bien pour une petite augmentation de taille, mais il vaut mieux éviter de doubler l’image ou plus. L’image paraîtrait floue et ses bordures irrégulières. Pour une interpolation meilleure (Mais plus lente), utilisez l’interpolation cubique (Cubic interpolation) du tableau Affichage (Display) de la boite de dialogue Préférences (Preferences) (Fichier | Préférences).


PREPARATION DE L’IMPRESSION


DPI, LPI , PPI et résolution de la numérisation


Si c’est votre premier travail d’impression haut de gamme, la première chose à faire devrait être de téléphoner aux imprimeurs du voisinage et de leur poser quelques questions. Par exemple si vous voulez imprimer un poster 22 x 24 pouces, vous devrez vous assurer que l’imprimeur est capable de réaliser une impression de ce format avec la résolution que vous voulez.

On croit souvent qu’une résolution plus élevée est automatiquement un meilleur choix, mais ce n’est pas toujours vrai. Pour un poster il faut prendre en compte la distance de vue. Pour une grande image, comme un poster du commerce, celui qui regarde le fera d’une certaine distance et ne verra pas les points grossiers de similigravure, qu’il verrait en regardant de très près. C’est pour cela que vous n’avez pas besoin d’imprimer un poster en très haute résolution. Par contre si vous faites la couverture d’un mensuel de mode, vous devrez évidemment utiliser une très haute résolution.


Lpi et Dpi


Vous avez certainement entendu souvent l’expression dpi (Dots per inch)(Points par pouce) au sujet des imprimantes de la maison ou du bureau (Par exemple une imprimante laser à 600 dpi ou jet d’encre à 300 dpi). Le terme dpi n’est pourtant pas beaucoup utilisé par les imprimeurs professionnels. Ils utilisent généralement Lpi pour indiquer la résolution de l’impression, et vous entendrez ce terme dès que vous entrerez dans une imprimerie. Lpi signifie Lines per inch (Lignes par pouce), et est utilisé pour le tramage ??(Screening), le fin motif de similigravure (Halftone) qu’on voit en regardant de très près une image d’un journal. Plus le nombre de lpi est élevé, plus les points de similigravure sont serrés (et petits).

Chaque point de similigravure est constitué de très petits « Points dpi (Dpi dots) ». Dpi peut être décrit comme étant le nombre maximum de ces points microscopiques que l’imprimante peut gérer par pouce. Les utilisateurs inexpérimentés ont tendance à croire que 600 dpi pour une imprimante sont équivalents à 600 ppi pour un fichier d’image : C’est faux, il faut beaucoup de dpi pour représenter un ppi.

Pour plus d’informations sur la correspondance entre dpi et lpi, voir « Table d’imprimante » et « Table d’image » page 217. Ces tables peuvent servir de guide pour connaître la valeur de lpi nécessaires pour réaliser tel ou tel imprimé et/ou quel périphérique de sortie permet une valeur de lpi qui corresponde à vos besoins.


Ppi et résolution de la numérisation


Quand vois avez choisi une valeur de lpi (Lines per inch) adaptée à votre travail d’impression, vous pouvez calculer la résolution ppi (Pixels per inch) dont votre image numérisée a besoin. Dans l’exemple qui suit, nous voulons réaliser un poster de 15 x 15 pouces à partir d’une photographie en 4 x 4 pouces.

Première règle pratique : ppi image = 1.6 x lpi (En supposant que le fichier image et la sortie imprimante ont un rapport 1 :1). Cette formule n’est pas exacte car la relation dépend du niveau de qualité désiré (Voir « Table lpi » page 216).

Choisissons un lpi de 150, ce qui est suffisant pour un poster. Pour faire une impression à l’échelle 1 de la photo 4 x 4 pouces (Echelle 1 :1) nous devrions effectuer la numérisation de la photo avec une résolution de 240 ppi (1.6 x 150). Notez que le dpi de numérisation est le même que le ppi.

Pour faire une grande image à partir de la numérisation d’une image plus petite, il faut une résolution plus élevée. Nous voulons réaliser un poster 15 x 15 pouces à partir d’une photo 4 x 4 pouces. Il nous faudra que la numérisation soit effectuée avec une résolution supérieure à 240 ppi.

La formule à utiliser est : Résolution de la numérisation = ppi souhaité x (Taille finale/Taille initiale).

Si nous appliquons cette formule avec les données de notre exemple, ou aura : 240 x (15/4) ce qui donne 900. Il faudra donc numériser la photo à 900 dpi pour être capable de l’imprimer à la taille de 15 x 15 pouces avec un lpi de 150.

Signalons que lorsque nous parlons de résolution d’un scanneur, il s’agit de sa résolution optique. Quand on lit dans une plaquette commerciale qu’un scanneur a une résolution de 9000 dpi, il s’agit en général d’une résolution après interpolation logicielle. La résolution réelle du scanneur peut être aussi basse que 300 dpi. Vérifiez toujours que vous numérisez en résolution optique : Si vous voulez interpoler une photo numérisée, Gimp le fera mieux que le logiciel du scanneur (SANE, le logiciel dont nous recommandons l’utilisation avec Gimp, ne numérise qu ‘en résolution optique).

La valeur dpi pour la numérisation n’est pas la même que la dpi de l’impression : Ne croyez pas qu’il vous faille numériser à 600 dpi pour imprimer avec une imprimante laser à 600 dpi ! La résolution de numérisation se mesure en « dpi de numérisation (Scan dpi) », ce qui équivaut à ppi (Pixels per inch).

Une fois ces calculs effectués vous pouvez téléphoner aux imprimeurs du voisinage pour leur demander s’ils peuvent imprimer un poster de 15 x 15 pouces, avec une valeur lpi de l’ordre de 150.

Pour en savoir plus sur lpi, dpi, ppi et tramage ??(screening) une information plus approfondie est donnée dans le paragraphe « Résolution » page 212. Si vous disposez d’une imprimante à jet d’encre vous pouvez aussi lire sur ce sujet « Numérisation, le Web et l’impression » page 259.


CHEZ L’IMPRIMEUR


Pourquoi les couleurs qui étaient si belles sur votre écran sont différentes sur le résultat de l’impression ?


Ne donnez jamais un fichier d’image à un imprimeur en lui demandant simplement de l’imprimer. Si vous le faites, vous pouvez vous attendre à ce que vos couleurs soient plus ou moins modifiées. Le calibrage des couleurs (Color calibration) de l’environnement de votre ordinateur est l’une des pierres d’achoppement de la production d’images. Si votre moniteur n’est pas bien calibré, vous ne pouvez pas prévoir quelles seront les couleurs réellement imprimées.

La solution la plus simple à ce problème est de réaliser un petit essai (Proof) sur une imprimante à jet d’encre. Si la couleur de l ‘essai vous semble bonne, amenez-le à votre imprimeur et demandez-lui d’ajuster la couleur pour que le résultat de l’impression corresponde à votre essai. Nous allons expliquer comment calibrer les scanneurs, les moniteurs et les autres appareils de ce genre dans la suite du chapitre, mais rappelez-vous qu’il est toujours bon d’amener une épreuve ou un modèle comme référence. Si vous amenez une épreuve, vous pouvez demander de recommencer l’impression si les couleurs sont incorrectes.


Couleur spot (Spot color)


Si vous ne pouvez vous payer qu’un ou deux clichés de couleur, ou si une partie de votre dessin ne semble pas bon dans un motif en demi-teinte, il y a une autre solution au problème d’obtenir la bonne couleur (Traduction mot à mot sans comprendre ??) . Vous pouvez utiliser des couleurs spot (Spot colors) d’un système de couleurs du commerce comme Pantone ou Truematch. Au lieu d’utiliser le procédé des encres en quadrichromie (Cyan, magenta, jaune et noir) sur les clichés d’impression , vous pouvez choisir la couleur que vous voulez dans une table de couleurs usuelles, et l’appliquer sur le cliché. Ces encres sont nommées couleurs spot.

Gimp ne gère pas ces couleurs spot. Si vous voulez utiliser les couleurs usuelles avec Gimp il vous faudra acheter une carte des couleurs usuelles. Choisissez la couleur spot à utiliser, et donner à votre imprimeur un Fichier échelle de gris (Grayscale file) et une Spécification de couleur spot (Spot color specification). Si vous voulez utiliser plus d’une couleur spot et si vous n’avez pas de logiciel de séparation des couleurs spot, vous devrez donner à l’imprimeur un fichier échelle de gris approprié pour chaque cliché de couleur. Voir d’autres explications sur les couleurs spot dans « Modèles de couleurs » pages 187 et suivantes, et dans « Canaux et duotones » pages 351 et suivantes.


Comment faire parvenir les images à l’imprimeur


Disques amovibles


Une façon courante d’envoyer les images à l’imprimeur est d’utiliser des disques amovibles comme SyQuest et Ezdrive de SyQuest ou jaz et Zip drives d’Iomega.

L’unité de disque Zip d’Ioméga, qui peut stocker 100 MB de données, est le disque amovible le plus répandu dans l’univers du PC. Pour savoir quelle unité de disque acheter, demandez à vos imprimeurs habituels ce qu’ils peuvent utiliser, et achetez votre matériel en conséquence.

En nous basant sur notre expérience, nous conseillons une unité de disque Zip SCSI, car le lecteur Zip est rapide, et les vieux lecteurs de SyQuest sont chers et en fin de carrière. Les nouvelles unités de SyQuest ne sont pas aussi réussies que les lecteurs Iomega, et la plupart des imprimeurs acceptent aujourd’hui le matériel Zip.


CD-ROM


Le prix des CD enregistrables (CD-R) a aussi baissé, et les CD-R peuvent être considérés comme en moyen pour transmettre des images. Si vous utilisez un CD-R, la meilleure méthode est d’enregistrer soul le format ISO9660 sans aucune extension, ce qui n’autorise que 8.3 (En format MS-DOS) noms de fichiers. Quand vous travaillez sur un projet, le plus pratique est de l’avoir sur son disque dur. Quand le projet est terminé, transférez le résultat sur un CD : Vous pourrez ainsi conserver beaucoup d’images sans avoir un ou plusieurs gros disques durs.

La qualité des CD-R n’est pas aussi bonne que celle des CD ordinaires. La plupart des archives ré-enregistrent les CD-R à intervalles réguliers ( A cause d’un manque de confiance dans le support et aussi parce que les appareils capables de les lire ne seront pas toujours disponibles).

Selon les archives nationales Suédoises, un CD-R doit être ré-enregistré tous les 5 ans (Ils estiment par contre que la durée de vie de l’encre est de 1000 ans !). Un CD ordinaire a une garantie de 20 ans, aussi n’oubliez pas de r-enregistrer votre stock de photos à intervalles réguliers.


Internet et BBS


Beaucoup d’imprimeurs sont connectés à internet ou à un Bulletin Board Service (BBS). S’ils sont connectés à internet, ils acceptent probablement les fichiers utilisant le protocole FTP. Dans ce cas il ne vous faut qu’un logiciel FTP et leur adresse pour pouvoir télécharger des fichiers vers leur serveur.

S’ils sont connectés à BBS il vous faut un modem et un logiciel de terminal (Terminal program) compatible avec leur BBS. Il vous faudra leur demander quel genre de logiciel vous devrez utiliser. Plusieurs logiciels de terminal/modem sont disponibles avec UNIX/Linux, dont Kermit et Seyon.

Conseil : Contrairement aux USA, ce genre de transfert de fichier peut être coûteux en Europe, où les appels locaux ne sont pas gratuits.

Nous vous conseillons de ne pas télécharger des fichiers de plus de 20 MB si vous utilisez un modem ordinaire. De plus, certains imprimeurs font payer pour chaque MB que vous leur transférez , ce qui ajoute à la dépense.


Courriel (Email)


Nous vous conseillons de ne pas utiliser votre courriel pour transférer le fichier chez l’éditeur, car votre fichier d’image doit être volumineux, et le codage d’un fichier pour l’attacher à un courriel le rend encore plus gros. Le temps de transfert n’en sera que plus long. C’est pourquoi il est courant que des fichiers envoyés par courriel soient endommagés.


Format du système de fichiers (File system format)


Quelle sorte de format du système de fichiers (File system format) utiliser ? Presque tous les imprimeurs acceptent FAT (File allocation table), un format de système de fichiers MS-DOS, même s’ils utilisent un mac. S’ils n’acceptent pas FAT, vous devrez utiliser internet ou BBS pour leur transmettre des fichiers.

Pourquoi FAT ? La plupart des systèmes UNIX acceptent FAT, et Linux peut même gérer ( ?? run on top) un système de fichiers FAT. Dans l’univers UNIX il est rare de pouvoir utiliser le système de fichiers Mac (HSPF). Et n’allez pas croire que votre imprimeur acceptera un quelconque système de fichiers UNIX ou Linux : Nous vous conseillons donc de vous en tenir à FAT.

Si votre imprimeur n’accepte pas FAT, nous pensons que vous feriez mieux d’en chercher un autre qui l’accepte. Avec un imprimeur acceptant FAT, vous pouvez créer un système de fichiers FAT pour votre disque amovible (Les disques Zip et Jaz PC sont fournis pré formatés pour le système de fichiers FAT).

Si vous utilisez un système Linux, il existe de bons logiciels libres (OSS) qui rendent facile l’utilisation des unités de disques Zip et Jaz en utilisant une interface GUI. Les modes d’emploi pour utiliser ces unités de disques avec Linux existent aussi. Pour en savoir plus, voir :

http://metalab.unc.edu/LDP/HOWTO/HOWTO-INDEX-3.html.


NUMERISER AVEC UNIX OU UN SYSTEME LINUX


Logiciels de numérisation libres


Comme nous travaillons avec Gimp, SANE (Scanner Access Now Easy) est le meilleur interface de numérisation. Sane peut fonctionner comme logiciel indépendant, mais il peut aussi fonctionner comme une extension de Gimp. Si vous l’utilisez comme une extension de Gimp, vous pouvez ouvrir Sane depuis Gimp et numériser directement dans Gimp. Utiliser Sane ainsi est comme avoir une interface Twain sous photoshop ou un programme équivalent dans un environnement Mac ou Windows. Sane accepte une large gamme de scanners sur presque toutes les principaux environnements UNIX/Linux, et comporte une interface attractive vous permettant de régler à peu près tout (Par exemple le gamma, les courbes de couleurs, la résolution et autres). Pour apprendre plus sur Sane, voir « Numérisation et scanneurs » pages 219 et suivantes, qui est un paragraphe entièrement consacré à la numérisation avec Sane.

Bien entendu, on trouve d’autres logiciels libres de numérisation, mais la plupart ne comportent pas une interface compatible avec GUI, contrairement à Sane. Si vous avez un scanneur Mustek, vous pouvez essayer un programme nommé Tkscan (http://muon.kaist.ac.kr/~hbkim/linux/tkscanfax/).

Si Sane n’accepte pas votre scanneur, cherchez un programme qui l’accepte par le SunSite Linux Information Repository (ftp://metalab.unc.edu/pub/Linux/apps/graphic/capture) . Il vaut mieux avoir un logiciel CLI (Command line interface) simple pour numériser que pas de logiciel du tout.


Logiciels de numérisation du commerce


Il existe bien entendu de nombreux logiciels de numérisation dans le commerce. XVScan (http://www.tummy.com/xvscan/) est un très bon programme pour les scanneurs HP et il n’est pas très cher.XVScan est intégré avec le logiciel graphique XV et il a toutes les fonctionnalités d’un logiciel moderne de numérisation. Nous avons utilisé à la fois Sane et XVScan pour ce manuel avec une égale satisfaction.

Dans la catégorie des logiciels professionnels de numérisation, vous pouvez choisir ceux de Caldera Graphics (http://www.caldera.fr) ou de Mentalix (http://www.mentalix.com). Ces deux sociétés offrent tout depuis les interfaces de numérisation aux studios graphiques complets avec des logiciels qui ressemblent à Gimp mais qui sont orientés vers le prépresse.

Si vous envisagez un prépresse sérieux dans un environnement UNIX/Linux, vous pouvez acheter un de ces logiciels. Mentalix commercialise des versions allégées (Avec moins de fonctionnalités mais moins chères) de ses logiciels pour Linux.

Nous aimerions dans l’avenir disposer de copies de ces logiciels pour vous fournir une évaluation complète de leurs possibilités, mais actuellement la seule information dont nous disposons est celle de leurs sites internet. Il existe d’autres logiciels de numérisation pour UNIX, mais nous n’avons pas connaissances d’autres logiciels pour Linux.


CALIBRAGE


Calibrage Gamma


Chaque moniteur a sa valeur gamma. Sans aborder les principes de gamma, nous pouvons vous dire que la courbe gamma représente la répartition des valeurs de noirceur et de luminosité. Quand vous numérisez une image avec Sane, sa valeur gamma est mise à 1 (Si vous n’avez pas modifié les réglages par défaut), ce qui peut ne pas convenir à votre moniteur .


fig. 14.1 Image de calibrage gamma


Calibrer la valeur gamma de votre moniteur


1 - Pour trouver la valeur gamma de votre moniteur, télécharger le fichier :

ftp://manual.gimp.org/pub/manual/GUM_PrePress calibrationimages.tar.bz2 x


2 – Décompresser (Decompress) et extraire (Untar) le fichier avec les commandes suivantes :

bunzip2 GUM_PrePress_Calibration_Images.tar.bz2 x

tar xvs GUM_PrePress_Calibration_Images.tar

3 – Changer pour le répertoire créé en extrayant le fichier :

cd PrePress.

Une commande ls va afficher les fichiers suivants : gamma.tif, color-cal.tif, black_lev.tif et white_lev.tif.

4 - ouvrir le fichier gamma.tif dans Gimp, et choisir le carré numéroté sur la droite qui correspond à la luminosité du long bandeau vertical à gauche.

5 – Ouvrir l’image gamma.tif dans un programme vous permettant de modifier la valeur de gamma, comme ImageMagick’s Display. Si vous utilisez Display, la commande suivante ouvrira le fichier :

display gamma.tif

6 – Faites apparaître un menu contextuel en cliquant le bouton gauche de la souris. Choisir Enhance | gamma. Rentrer la valeur de gamma qui correspond au bandeau vertical de Gimp, et appuyer sur le bouton Gamma. Enregistrer le fichier sous un nouveau nom. Ouvrir le nouveau fichier dans Gimp.

Si votre valeur gamma est bien choisie, le carré 1.0 aura une luminosité identique à celle du bandeau vertical de gauche.

Si vous connaissez la valeur gamma de votre moniteur, vous pouvez l’appliquer quand vous numérisez des images, ce qui les fera s’afficher correctement. Cela n’affectera pas la discordance des couleurs, mais c’est bien mieux que pas de correction du tout. Autrement vous terminerez souvent la numérisation par un ajustement des niveaux, et il est préférable de faire cette correction à la numérisation pour gagner du temps.


Réglage des niveaux de noir et de blanc


En plus de la valeur gamma, le niveau de noir (Black level) est l’un des réglages les plus importants.


Réglage du niveau de noir


1 – Ouvrir dans Gimp le fichier Prepress/black_lev.gif. Réglez votre écran jusqu’à ce que l’image en occupe une grande partie (Ne pas régler la taille de l’image – Régler la résolution de l’écran).

2 – Accéder au contrôle de luminosité de votre moniteur. Augmenter la luminosité jusqu’à ce que les bandes grises marquées 1, 2 et 3 soient visibles. Diminuer doucement la luminosité jusqu’à ce que la bande 1 ne soit plus visible. Augmenter avec délicatesse la luminosité jusqu’à ce que la bande 1 commence à redevenir discernable.


fig. 14.2 Niveau de noir


Réglage du niveau de blanc


1 – Charger dans Gimp le fichier white_lev.gif. Régler le contraste jusqu’à ce que les barres grises au milieu du rectangle aient des densités égales, c’est à dire jusqu’à ce que la surface soit d’un gris uniforme et qu’on ne voit plus les barres. C’est délicat, aussi ne poussez pas le réglage trop loin. Arrêtez dès que les barres grises commencent à disparaître.

2 – Puis revérifiez le niveau de noir, car les niveaux de blanc et de noir sont interdépendants. Pour la même raison, revérifiez ensuite le niveau de blanc.

fig. 14.3 Niveau de blanc


Note : Si votre moniteur est vieux ou de qualité médiocre, vous ne pourrez pas régler parfaitement à la fois des niveaux de blanc et de noir. Vous devrez choisir un compromis entre les deux.


CALIBRAGE DES COULEURS


Il n’existe pas de façon facile de calibrer les couleurs, et vous devrez acheter une trousse de calibrage de couleurs. En achetant cette trousse, assurez-vous qu’elle est soit indépendante de l’environnement soit prévue pour votre version d’UNIX.


Systèmes simples de calibrage de couleurs


Les trousses de calibrage simples sont d’habitude constituées d’une image de couleur imprimée, d’une diapositive d’image en couleurs et d’un fichier d’image en couleur. On charge l’image en couleur à partir du fichier, on la compare avec l’image imprimée et on règle le moniteur jusqu’à ce que les couleurs correspondent (Pour des informations plus précises, lire les instructions fournies avec la trousse).

Pour calibrer votre scanneur, numérisez la diapositive ou l’image imprimée et comparez le résultat avec l’image du fichier. Pour calibrer votre imprimante, comparez le résultat de l’impression avec l’image imprimée du kit, et faites le réglage en conséquence.

Le calibrage des couleurs prend beaucoup de temps, mais tant que vous n’avez pas calibré votre matériel, vous ne pouvez pas avoir confiance dans la capacité de votre système à reproduire fidèlement les couleurs. Même quand vous avez effectué toutes ces corrections, le calibrage des couleurs n’est pas assurée, car les hommes ont une représentation subjective des couleurs.


Cms


Si la correction des couleurs a une grande priorité pour vous, vous devrez acheter un CMS (Color management système – Système de gestion des couleurs)

On trouve des systèmes CMS pour UNIX : Caldera Graphics (http://www.caldera.fr) commercialise des systèmes type CMS. De même que Mentalix (http://www.mentalix.com). Ces produits fonctionnent sur la plupart des systèmes UNIX, Linux compris. Il y a d’autres fournisseurs pour les systèmes UNIX, mais nous ne connaissons pas d’autres fournisseurs de CMS pour des systèmes Linux.

Les trousses de correction de couleurs coûtent cher. Les systèmes CMS coûtent très cher. Cependant, si vous possédez ou si vous travaillez pour une entreprise effectuant des manipulations avancées d’images et du prépresse, la meilleure solution pour la correction de couleur est un vrai système CMS.


La calibration de couleurs du pauvre


Si vous ne pouvez pas vous offrir une vraie trousse de calibrage, voici une méthode économique et simple (Mais pas très exacte). Il vaut mieux un calibrage de couleurs simple que pas de calibrage du tout. N’imaginez pas que cette technique vous permettra de calibrer convenablement votre système. Elle aide, mais ne peut en aucun cas être comparée à un calibrage de couleurs professionnel.

Des marques célèbres utilisent toujours des couleurs particulières dans le nom de leurs produits ou leur logo. Volvo utilise un « Bleu Volvo » très particulier, les cigarettes Marlboro ont un « Rouge Marlboro », Sun utilise sa propre couleur dans son logo…

Ces couleurs peuvent souvent être téléchargées avec les images depuis les sites web des sociétés, et on peut obtenir l’image couleur imprimée en la demandant au téléphone ou en allant dans les magasins de ces sociétés. Quand vous avez la couleur dans un fichier image et sur un imprimé, vous pouvez effectuer le calibrage exactement comme avec une trousse de calibrage simple.

N’attendez pas de miracles de cette méthode, elle ne permet qu’une approximation grossière d’un véritable calibrage de couleurs.


Pourquoi les couleurs ne paraissent pas bonnes même après calibrage ?


Votre moniteur utilise le mode RVB (RGB) et votre imprimante ou votre imprimeur utilisent le mode CMYK. Il n'existe pas dans le mode CMYK l'équivalent exact de chaque couleur RVB (Pour plus d'informations sur ce point, lire le paragraphe "Information approfondie" page 210).

Gimp étant plus orienté vers la création d'images pour le web ne dispose pas d'une prévisualisation CMYK (CMYK prewiew) qui vous permettrait de vérifier que votre image peut être imprimée sans perte d'information par rapport à l'image RVB.

Conseil: Soyez prudents en utilisant des couleurs très saturées dans votre image, car elles ne sont probablement pas exactement reproduites en CMYK. Faites toujours un test avant de donner votre fichier à l'imprimeur. Si vous voulez utiliser des couleurs que vous suspectez de ne pas être licites en CMYK (CMYK-legal), faites le test avec une imprimante de qualité élevée, car une imprimante de bureau ne pourra pas transposer correctement de RGB à CMYK.


INFORMATION APPROFONDIE


Gestion des couleurs


N'allez pas plus loin sans avoir lu "Modèles de couleurs" pages 187 et suivantes.


RVB (RGB) et CMYK


Question fréquente: Pourquoi les couleurs affichées sur mon moniteur ne correspondent t'elles pas au résultat imprimé ?

Comme nous avons déjà vu, la réponse est que les moniteurs utilisent le système de couleurs RVB et les imprimantes le système CMYK. Les systèmes de couleurs étant différents il est impossible d'imprimer directement avec les données utilisées par le moniteur: L'image est automatiquement convertie en CMYK pour être imprimée.


Étendue de la gamme de couleurs (Gamut)

C’est le nombre total de couleurs qu’un appareil peut produire. L’œil humain peut percevoir un nombre de couleurs plus élevé qu’un moniteur couleur 24 bits (RVB) peut en produire, et le moniteur peut produire une gamme de couleurs plus étendue qu’une imprimante (CMYK).


fig. 14.4 Étendue des gammes de couleurs. Voir la section des couleurs pour une meilleurs vue de la figure


Vous comprenez maintenant pourquoi toutes les couleurs d’une image RVB ne peuvent pas être représentées dans une image CMYK. Une couleur RVB qui ne peut pas être représentée en CMYK sera convertie en las couleur la plus proche.

La qualité de cette conversion dépendra du logiciel utilisé (C’est à dire du pilote de l’imprimante qui est Ghostscript dans la plupart des systèmes Linux). Gimp comprend aussi un pilote d’imprimante intégré. Si vous décidez d’utiliser le pilote de Gimp, la qualité de la conversion dépendra de celle du pilote d’imprimante de Gimp.


CMS


Un système CMS fournit la configuration de gamme de couleurs (Gamut mapping) appropriée aux différents périphériques du système. Le profil (Profiles) des périphériques est faites par des spécialistes de la couleur, au moyen d’un équipement spécial, en se basant sur les réglages d’usine par défaut. Quand le périphérique vieillit, son profil devient incorrect et un recalibrage devient nécessaire. Même quand le périphérique est neuf, les variations de qualité de production peuvent rendre un recalibrage nécessaire.


Profils (Profiles)


Tous les profils prédéfinis (Preset profiles) sont utilisées par le système CMS lorsque l'image va du scanneur vers le moniteur puis à l'imprimante. Le système CMS utilise souvent un espace couleur (Color space) indépendant par où transitent les images allant d'un périphérique à un autre. Il en résulte des couleurs compatibles, même si les périphériques utilisent des systèmes de couleurs différents. Il est parfois impossible d'assurer la compatibilité des couleurs (Par exemple on ne peut pas reproduire une couleur très saturée à l'écran avec de l'encre, de la cire ou du toner CMYK).

La gamme de couleurs de l'imprimante n'est pas assez étendue pour couvrir les couleurs très saturées (Voir figure 14.4). Ce type de couleur RVB n'est pas reproductible pour CMYK (CMYK safe). Quand ce cas ce type de couleur doit être reproduit, le système fait une cartographie des couleurs, qui sélectionne la couleur reproductible la plus proche.

Les systèmes CMS très performants vous permettent souvent de choisir le rendu de la gamme de couleurs, car il y a une grande différence entre la reproduction d'images et la reproduction de graphiques concernant les affaires.


RESOLUTION


La résolution mesure la qualité des images constituées de pixels. La qualité d'une image numérique est bonne si vous ne pouvez pas distinguer les points qui la constituent. Si la résolution diminue (Par exemple quand l'image est agrandie), les pixels deviennent discernables par l'œil, et l'image devient "émiettée" ou de mauvaise qualité. Autrement dit la qualité d'une image dépend du nombre total de pixels qui la constituent et de ses dimensions. Ces deux facteurs déterminent la résolution.

Le journal paraît bien imprimé quand on le regarde à la distance normale de lecture. Par contre en le regardant à travers une loupe on voit les points de simili gravure qui forment l'image. Donc la résolution perçue d'un imprimé dépend de la distance de laquelle on le regarde autant que de la finesse de l'impression.

Les résolutions de l’imprimante et de l’image numérique doivent se correspondre. Si la résolution de l’image est plus élevée que ce que peut utiliser l’imprimante, le ??? (Ripper)(Le système qui crée les motifs en similigravure) rejettera beaucoup de l’information dont il n’a pas besoin.

La qualité de la sélection (La détermination des parties de l’information constituant l’image qui peuvent être rejetées) est fonction de la qualité du ??? (Ripper). Il est toujours préférable de créer l’image avec la résolution qui convient, pour éviter de faire choisir les parties à rejeter par le ??? (Ripper). D’un autre coté, si la résolution de l’image est trop faible, les pixels seront visibles sur le document imprimé. Même si les points de similigravure ne sont pas visibles, l’image paraîtra émiettée et pauvre.


LPI, DPI et fréquences d’écran


??? (Screening) est un mot à la mode chez les imprimeurs. Les ???(Imagesetters) font une impression basée sur des écrans en similigravure ??(Halftone screens). Ces écrans en similigravure (Halftone screens) se mesurent en Lpi, ou lignes par pouce, et la résolution ou la qualité d’un ???(Imagesetter) ou d’une imprimants laser est souvent mesurée en dpi, ou points par pouce.

Un écran en similigravure peut être représenté par une grille. Une cellule de similigravure (Halftone cell) capable de contenir un point en similigravure (Halftone dot) est dans chaque carré de la grille. Une grille superposée nommée la grille de résolution est placée sur la grille en similigravure. La grille de résolution comprend un grand nombre de carrés pour chaque cellule. Le nombre de carrés dans la grille de résolution détermine la résolution de l’ ?? (imagesetter) en dpi.


fig. 14.5 Système de grille de résolution


Points en similigravure


Si vous regardez de prés un journal, vous pourrez voir que l’impression est constituée de points en similigravure différents (Voir figure 14.6). La taille d’un point de similigravure peut varier de très petite à la taille complète du carré de similigravure. Les petits points représentent un gris léger et les gros représentent un gris sombre. Chaque point de similigravure est formé de plusieurs points plus petits, et chaque carré de la grille de similigravure est formé par une sous-grille (La matrice de la cellule de similigravure), avec un nombre fixé de carrés disponibles pour y mettre les petits points « dpi » (Voir figure 14.7). La « grossièreté » de l’image est fonction de la taille des cellules en similigravure, et l’étendue de l’échelle de gris (Combien de nuances de gris est-il possible de représenter) dépend du nombre de petits point qu’il est possible de mettre dans une matrice de cellule.


fig. 14.6 Points de similigravure de différentes tailles


Une matrice de similigravure est mesurée en carrés de grilles de 1x1, 2x2, 3x3, 4x4, 5x5 etc.…Une matrice 3x3 peur représenter 10 nuances de gris. Une 3x3 26 nuances, une de 8x8 65 nuances et ainsi de suite (Il y a un ??extras shade , car tous les carrés peuvent être vides).


fig. 14.7 Matrices de différentes tailles


Le nombre de carrés dans une matrice de similigravure peut être calculé de la façon suivante :

Dpi/lpi = N x N matrice de similigravure


Donc une imprimante 300 dpi combinée avec une lpi de 100 ne produit qu’une matrice de 3x3 et contient 9 nuances de gris (pas très convainquant). Une image réalisée avec 10 nuances de gris est très mauvaise.

Une meilleure combinaison est une imprimante 300 dpi avec une lpi de 60, qui donne 16 nuances de gris (Correspond à l’impression d’un journal bon marché).


Note du traducteur : Je ne comprends pas, on devrait trouver 25 nuances de gris et non 16.


Maintenant, une imprimante de 600 dpi avec un réglage de 100 lpi donne une matrice de 6x6 capable de produire 35 niveaux de gris.

Comme vous le voyez, la valeur dpi n’est pas tout. Pour obtenir une qualité très bonne avec 256 nuances de gris avec un lpi de 133 (Magazine courant), vous devez utiliser une imprimante à 2400 dpi.


Pourquoi le résultat de mon impression jet d’encre ne correspond pas aux écrans en similigravure ?


Quand nous avons vu le ?? screening dans la paragraphe précédent, nous avons parlé du screening en similigravure, qui se nomme aussi screening en modulation d’amplitude (AM). Bien que ce soit approché, on peut dire que les imprimantes à jet d’encre utilisent un screening stochastique (Stochastic), nommé aussi screening à modulation de fréquence. Le screening AM utilise des points de tailles différentes dans une grille fixe. Le screening FM utilise des points tous de même taille, dont la distance varie.

Le screening stochastique est nommé screening FM car il est basé sur la fréquence des points. Le screening en similigravure est nommé screening AM car il est basé sur la taille des points, ou amplitude. La taille des points FM est couramment de 1 à 2 pour cents de celle des points de similigravure.

L’avantage du screening FM est qu’il permet une meilleure finesse de détail, même avec une imprimante de faible résolution (Par exemple une imprimante de 600 dpi). Un autre avantage est qu’il ne produit pas de rosette ni de moiré contrairement au screening AM.

La résolution des images que vous fournissez à l’imprimeur n’a pas besoin d’être aussi élevée. La moitié de la résolution qui serait nécessaire en screening AM suffit pour obtenir d’excellents résultats en screening FM.

Puisque le screening FM est aussi bien, pourquoi n’est-il pas utilisé par tout le monde ? Jusqu’à une période récente, la difficulté principale était d’obtenir des imprimantes faisant des points assez petits. Cette difficulté est maintenant surmontée, et il est devenu très courant d’imprimer en mode FM screening. Voir le paragraphe « La numérisation, le web et l’impression » page 259 au sujet de l’impression à jet d’encre.


fig. 14.8 La différence entre screening AM et FM


TABLES LPI


Type de document

papier

Lpi nécessaire

Livres d'art, reproduction d'œuvres d'art et impression de qualité supérieure

Couché/alimentation feuille à feuille??

150 à 300 lpi

(Médian 200 lpi)

Catalogues, magazines mensuels, notices commerciales, livres ordinaires

Heat set web??/Couché

100 à 150 lpi

(Médian 133 lpi)

Lettres d'information, imprimés et flyers

Sheet-fed/Non couché

100 à 133 lpi

(Médian 100 lpi)

Petits magazines, catalogues, mailings

Heat set web/Non couché

90 à 133 lpi

(Médian 100 lpi)

Suppléments de journaux de bonne qualité

Papier journal/Couché

65 à 100 lpi

(Médian 90 lpi)

Suppléments de journaux de qualité ordinaire

Papier journal/Non couché

65 à 100 lpi

(Médian 65lpi)

Journaux, catalogues de pièces détachées

Papier journal/Newsprint

65 à 100 lpi

(Médian 65lpi


Tableau d'imprimantes


Table 14.1 valeurs de lpi


Résolution de l'imprimante

Lpi recommandé

Meilleur choix/Nombre de nuances de gris

2400 dpi

133 à 150 lpi

150/257

1200 dpi

90 à 110 lpi

100/145

600 dpi

60 à 80 lpi

75/65

300 dpi

40 à 52 lpi

53/33



Tableau d'image


Tableau 14.3 Valeurs de lpi/ppi pour les images


LPI

Ppi recommandé pour l'image

Médian

150

240 à 300

240

133

210 à 266

210

100

160 à 200

160

75

120 à 150

120

53

85 à 100

85


Nuances de gris


Z = (Y/X)² + 1


X Fréquence d'écran

Y Résolution de l'imprimante

Z Nombre de nuances de gris


Géométrie de la matrice de screening??


X = Y/Z


X = X x X matrice des points en similigravure

Y Résolution de l'imprimante

Z Line screen??


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