CHAPITRE 6


FICHIERS ET PREFERENCES


Dans ce chapitre nous allons voir comment enregistrer, ouvrir et créer des fichiers, et comment définir ses préférences. Nous verrons aussi comment lister les formats de fichier acceptés par GIMP et comment imprimer avec GIMP.


Le menu Fichier


Dans GIMP, on peut faire afficher le menu Fichier de deux façons : En cliquant sur la commande Fichier au sommet de la boite à outils, ou en cliquant avec la partie droite de la souris dans une image affichée et en amenant le curseur avec la souris sur la commande Fichier. Les deux menus correspondants sont légèrement différents ; Dans le menu Fichier de la boite à outils on trouve les items suivants :


Nouveau

Ouvrir

Acquisition

Préférences

Dialogues

Quitter


Et dans le menu fichier obtenu en droitecliquant, on trouve :


Nouveau

Ouvrir

Enregistrer

Enregistrer sous

Revert??

Imprimer

Mise en page

Guash

Fermer

Quitter


Dans le menu Extensions ( Exts dans la boite à outils) on trouve :

Explorateur de modules

Détails des greffons

Explorer la base de procédures

Guash

Navigateur web

Script-fu


A l’exception de Dialogues et de Script-fu, nous allons voir chacune des entrées de ces trois menus. Pour Dialogues on trouve les informations sur Pinceaux, Dégradé, Palette et textures dans le paragraphe «  Pinceaux, dégradés, palettes et textures » pages 171 et suivantes. Nous verrons script-fu dans «  Script-fu : Description et fonctionnement » pages 687 et suivantes ; et dans « Mike Terry Black belt school of script-fu » qui commence page 697.


CREATION D’IMAGES

Créons notre première image. Pour cela, cliquons sur Fichier (File) dans la boite à outils, puis sélectionnons Nouveau (New). Nous obtenons la boite de dialogue de la figure 6.1


fig 6.1 La boite de dialogue du nouveau fichier


Cette boite nous permet de choisir la taille de l’image en pixels, de choisir si notre image sera en niveaux de gris ou en RVB, avec quelle couleur elle sera remplie ou si elle devra être transparente (alpha mis en fonction).

Comme on peut le voir, trois arrière-plans opaques peuvent être obtenus : Fond, avant-plan et blanc. Blanc (White) donnera un fond blanc, et Fond (Background) donnera un fond coloré avec la couleur de fond de la boite à outils ( Pour en apprendre plus sur le choix des couleurs de fond et d’avant plan avec la boite à outils, voir le paragraphe « Dialogue de sélection de couleur » page 143).

Avant plan (Foreground) donnera un avant plan de la couleur choisie pour l’avant plan dans la boite à outils. Transparent (Transparent) donnera un arrière-plan ressemblant à un damier, ce qui signifie transparence, ou la présence d’un canal alpha (Une façon pratique de créer des GIFs transparents ). Maintenant conservons les valeurs par défaut, et cliquons sur Valider (OK). Nous obtenons un espace de travail permettant de travailler. Fermons cette image en cliquant sur « souris droite/fichier/fermer ». Notons que « souris droite/fichier/quitter » permet à la fois de fermer l'image et de quitter Gimp.

Vous-vous demandez peut-être pourquoi nous ne pouvons pas créer une image avec des couleurs indexées (Une image avec un ensemble limité et défini de couleurs spécifiques ). Après tout ce serait bien pour cette belle image GIF que vous essayez de créer pour votre site internet. La raison de cela est que vous n’avez pas déterminé vos couleurs, et GIMP ne peut pas deviner quelles couleurs vous utiliserez. C’est presque toujours une très mauvaise idée de démarrer une image avec des couleurs indexées. Vous devrez créer des images GIMP en convertissant votre image terminée du format RVB au format couleurs indexées (Voir « RVB, niveaux de gris et indexées » page 266). La règle pratique est : Travailler toujours avec RVB ( ou le modèle de couleurs que vous souhaitez) et ne convertissez que lorsque le travail est terminé.


GUASH


Guash est l’un des aspects les plus utiles de GIMP. Si vous avez déjà travaillé sur un système UNIX, vous avez certainement utilisé XV et son Visual Schnauser. Visual Schnauser affiche des images miniatures, et permet de chercher une image parmi les réductions et les images enregistrées en utilisant une interface graphique. Ou bien si vous êtes déjà un utilisateur de Macintosh ou de Photoshop, et que vous avez l’habitude des réductions dans un répertoire d’images, vous allez apprécier Guash. Guash vous permet de naviguer dans votre propre répertoire et de voir toutes vos images en réduction.

Ouvrir Guash


Choisir Extensions/Guash dans le menu de la boite à outils. Quand vous ouvrez Guash pour la première fois, il explore votre répertoire, cherchant les fichiers d’images qu’il peut lire. S’il trouve un fichier postscript, une boite de dialogue apparaît dans laquelle vous pouvez presser sur Charger (Load) pour charger l’image, ou sur Supprimer (Cancel) pour sauter le fichier. C’est une caractéristique intéressante car le chargement d’un fichier PostScript peut être long. En outre, comme les fichiers PostScript sont souvent volumineux, ils peuvent occuper beaucoup de place dans le fichier gimpswap, le fichier temporaire créé par Gimp à l’ouverture d’un fichier.


Astuce : Ne charger un fichier PostScript que si c’est nécessaire, et dans ce cas ne charger que la première page.


L’exploration des répertoires par Guash peut durer un certain temps ( Cinq minutes ou plus ), selon le nombre d’images détectées dans les répertoires. Une fois l’exploration terminée, double-cliquez simplement sur une miniature pour la charger ( Le premier clic la sélectionne, le second l’ouvre ) et l’image apparaît dans une fenêtre Gimp normale.

Guash n’affiche qu’un nombre défini de répertoires ou d’images à la fois. Pour modifier son comportement par défaut, il vous faut éditer le fichier gimprc dans votre répertoire.gimp. Regarder ( Ou ajouter) les entrées suivantes :

- guash-ncol "5" change le nombre de colonnes ( Valeurs autorisées de 4 à 10 ).

- guash-ncol "3" change le nombre de rangées ( Valeurs autorisées de 2 à 10 )

- guash-keybindings "emacs" autorise des regroupements de touches comme Emacs.


Si vous cliquez sur une miniature Guash, celle-ci est sélectionnée et entourée d’un cadre rouge. En cliquant à nouveau sur la miniature encadrée celle-ci sera chargée dans Gimp. Pour sélectionner ou désélectionner d ‘autres images, maintenez appuyée la touche majuscules (Shift) et cliquez sur leurs miniatures.


Figure 6.2 La fenêtre de Guash


S’il n’y a pas d’image sélectionnée, appuyez sur le bouton droit de la souris pour appeler le menu Fond (Root). Si des images ont été sélectionnées, un clic droit donnera le menu Sélection (Select menu) qui vous permet des actions variées sur les images sélectionnées.

Tous ces items des menus sont simples à utiliser et à apprendre. Pour faire apparaître le menu Fond (Root) maintenez pressée la touche majuscule et appuyez sur le bouton droit de la souris.

Avec Guash, vous pouvez utiliser toutes les fonctions habituelles de gestion des fichiers ( Déplacer, copier et effacer des images, création de répertoires ). Vous pouvez aussi utiliser les commandes d’UNIX, et – Ce qui est plus important – les commandes Script-Fu pour vos images aussi bien depuis le menu racine que du menu sélection.

Le bouton Saut (Jump) en haut à droite permet le changement rapide de répertoire. Le menu Saut comprend aussi des raccourcis vers les répertoires déjà utilisés. Vous pouvez aussi monter un dialogue entre fichiers, qui permet de façon simple le déplacement rapide vers un autre répertoire. Nous recommandons l’usage du menu Saut, car les déplacements dans Guash peuvent être très lents étant donné que ce dernier explore pour trouver les images chaque répertoire dans lequel vous allez.


Ouverture des fichiers


Figure 6.3 le dialogue de chargement d’image


Nous allons maintenant charger une image en utilisant la commande "Fichier/Ouvrir". Celle-ci fera apparaître une boîte de dialogue Sélectionnez un image (Load image) qui permet de naviguer dans les répertoires et de sélectionner l'image à ouvrir. Le menu " Déterminer le type du fichier " (Determine file type) nous permet de choisir quel format de fichier nous voulons ouvrir, ou de laisser Gimp le choisir automatiquement en le gardant en automatique.

En général il est préférable de laisser Gimp choisir le type de fichier. Si Gimp met beaucoup de temps sur un fichier on peut alors l’arrêter et reprendre la commande manuelle.

Familiarisez-vous vous-même avec l’interface en ouvrant quelques images dans des formats courants comme GIF, JPEG et TIFF. Plus loin dans ce chapitre nous verrons quels formats GIMP peut lire et écrire.


Astuce : Le Gimp peut donner automatiquement leurs extensions aux noms de fichiers, vous n’avez donc qu’à entrer le nom pour identifier le fichier. Ensuite, pressez la touche Tab pour compéter le nom, comme dans certaines coquilles UNIX.


La boite de dialogue de sélection d’image permet aussi d’Effacer (Delete file) et de Renommer (Rename file) les fichiers. Pour ce faire, cliquez sur le fichier à sélectionner et pressez le bouton correspondant. Ceci fait apparaître une boite de dialogue Confirmation (Confirmation). Pour créer un répertoire, appuyez sur le bouton créer répertoire (Create dir) et une boite de dialogue vous fera des suggestions pour le nom du répertoire.

Si vous venez de créer un nouveau répertoire ( Ou si vous avez effectué des modifications dans les fichiers du répertoire affiché à l’écran ) souvenez-vous de double cliquer sur le symbole du répertoire courant (./) pour actualiser la liste des fichiers ; sinon vous ne verrez pas les modifications. Il est maintenant possible de créer des répertoires dans la boite de dialogue Sélectionnez une image (Load image) et enregistrement d’image (Save image), de sorte que vous pourrez enregistrer des images pour un nouveau projet dans un nouveau fichier.


Ouvrir des fichiers PostScript et PDF


Quand on sélectionne un fichier PostScript ou PDF dans la boite de dialogue de sélection d’image, et que l’on clique ensuite sur OK, Gimp fait apparaître une boite de dialogue Chargement PostScript (Load postScript), comme montré figure 6.4.


Figure 6.4 La boite de dialogue de chargement postscript


Notre conseil est de ne rien changer aux valeurs données pour une impression à la maison ou au bureau - les valeurs par défaut sont aussi bonnes pour afficher la page de document que celles que vous utiliseriez normalement pour visualiser vos documents Postscript. Quand on diminue la Résolution (Resolution) donnée par défaut, il faut diminuer la Largeur (Width) et la Hauteur(Height) du support d’image ( Et vice-versa si on augmente la résolution ). Notez que si on ne change ni la largeur ni la hauteur en augmentant la résolution, Gimp n'affichera qu'une partie du fichier postscript. D’autre part, si la largeur et la hauteur excèdent la taille de votre fichier Postscript, l'affichage sera automatiquement ajusté.

Si vous ne sélectionnez pas l'option "try Bounding Box" ??, les pages seront empilées les unes sur les autres. Sinon, elles seront affichées face par face. L’entrée "Page" vous permet de préciser quelles pages ou intervalles de pages vous voulez afficher; par exemple 1-99 affichera les pages 1 à 99, tandis que 75 affichera la page 75 (si votre fichier Postscript ne contient pas autant de pages, ce nombre sera ajusté automatiquement).

En sélectionnant l'option Noir et blanc (B/W) vous obtiendrez un affichage Postscript noir et blanc. Gris (Grey) ou Couleur (Color) produira une image en niveaux de gris ou en couleurs, respectivement. Automatique (Automatic) affichera n’importe quel type d’image permis par Postscript. Bien entendu vous ne pourrez pas obtenir un affichage couleur tiré d'un fichier Postscript en noir et blanc ou en niveaux de gris, même en sélectionnant l’option Couleur. Gimp est bon, mais ne fait pas de miracles !

Vous pouvez aussi préciser le niveau d’anticrénelage pour les textes et l’affichage graphique. Si vous voulez seulement jeter un coup d’œil sur votre fichier, sélectionner alors Aucun(None) ou Faible (Weak). Par contre si vous avez travaillé sur votre fichier et voulez l’imprimer, alors pressez Fort (Strong).

 

Enregistrer des images


Gimp vous permet d'enregistrer l’image que vous avez créée. N'est-ce pas formidable ? Un logiciel gratuit avec des capacités d'enregistrement ! Contrairement à Photoshop, qui est libre en version démo, vous n'obtiendrez pas le message "Les fonctions enregistrer et imprimer sont désactivées dans la version de démonstration".

Vous pouvez accéder à la boite de dialogue Enregistrer image (Save image dialog) en droitecliquant dans la fenêtre qui contient l’image à enregistrer : Clic droit/fichier/enregistrer sous. Le dialogue d’enregistrer image est exactement le même que celui de Sélectionner une image, sauf pour le menu de choix de type de fichier qui est légèrement différent. Dans ce contexte le choix par défaut est Par extension.

Par extension signifie que le format de l’image résultante dépend de l’extension du fichier image. Par exemple si on nomme l’image "hello.gif", elle sera enregistrée automatiquement dans le format GIF. On peut bien sûr choisir d’enregistrer "hello.gif" au format TIFF, en sélectionnant TIFF dans le menu "Choix du type de fichier" mais il vaut mieux l’éviter car cela introduit de la confusion. Pour enregistrer une image sans extension, on doit d'abord en préciser le format de fichier à partir du menu.


Note : Pensez à Aplatir (Fusionner??) ( Flatten) les calques de l’image avant de l'enregistrer, sauf si vous enregistrez votre image au format XCF, qui est le format natif de Gimp; ou si vous créez une animation GIF.


Gimp accepte un grand nombre de formats de fichier ; le nombre exact dépend des greffons qui sont installés. Oui, comme la plupart des choses dans GIMP, le support de formats de fichiers est mis en œuvre par des greffons. Exemples de greffons : Envoi d’images par courriel, impression, et tous les filtres. Nous parlerons des greffons plus loin dans ce manuel. Pour l'instant, nous allons nous limiter aux greffons concernant les formats de fichiers inclus dans la distribution de base de GIMP.

 

Formats de fichier supportés par Gimp


Le tableau 6.1 indique quelques-uns uns des formats acceptés par GIMP pour lire ou écrire des fichiers. Notez que votre version de GIMP peut ne pas accepter tous ces formats, car des logiciels spéciaux sont nécessaires pour certains formats de fichiers.


Tableau 6.1: Formats de fichier acceptés

Format


Lecture

Format

Ecriture

Lecture

BMP

X

X

PCX

X

X

bzip

X

X

PIX

X

X

CEL

X

PNG

X

X

FaxG3

X

X

PNM

X

X

FITS

X

X

PSD

X

FLI/FLC

X

PostScript

X

X

GBR

X

X

SGI

X

X

Gicon

X

X

SNP

X

GIF

X

X

SunRas

X

X

Gzip

X

X

TGA

X

X

Header

X

TIFF

X

X

HRZ

X

X

URL

X

X

JPEG

X

X

XCF

X

X

MPEG

X

XWD

X

X

PAT

X

X

XPM

X

X


Examinons rapidement chacun de ces formats.


- XCF : Le format d’origine de Gimp, permet d'enregistrer les calques et les autres informations spécifiques à Gimp. Si vous enregistrez vos images dans un autre format, les informations spécifiques à Gimp seront perdues, vous ne pourrez pas éditer vos calques et vos autres options spécifiques à Gimp. Notez qu’on peut considérer que les fichiers GIF acceptent les calques (Seulement dans le cas où chacun d'eux représenterait une image d'une animation). En général, cependant, vous pourrez conserver votre travail dans le format XCF jusqu’à ce que vous ayez terminé de travailler dessus. Attention, seul le calque actif sera enregistré si vous enregistrez votre image dans un format autre que XCF et GIF. Si vous voulez enregistrer votre image comprenant des calques dans le format Tiff, par exemple, n'oubliez pas d’aplatir (Flatten) d’abord les différents calques.


- BMP: C'est un format bitmap non compressé qui est utilisé dans Microsoft Windows pour afficher les images. La profondeur des couleurs est généralement de 1, 4 ou 8 bits, mais ce format peut en accepter davantage.


- Bzip : Permet d’ouvrir et d’enregistrer des images bzippées. Le nom du fichier doit être <nom_de_fichier>.<suffixe_de_format>.bz. Ce format est idéal pour enregistrer des images XCF volumineuses, comportant plusieurs calques. La compression bzip est un peu plus performante que la compression gzip.


- CEL: C'est le format de fichier utilisé par les programmes KISS.

FaxG3: C'est le format utilisé par les faxes. Il vous sera très utile si vous avez un modem-fax sur votre station de travail Unix.


- FITS: (Flexible Image Transport System). Principalement utilisé en astronomie. Il est, par exemple, utilisé par la NASA.


- FLI/FLC : Format de fichier utilisé par beaucoup de programmes d’animation. Gimp lit les deux formats FLI et FLC. La principale différence entre les deux est que FLI n’accepte que 64 couleurs à une résolution de 320x320 pixels, alors que FLC accepte 256 couleurs à une résolution de 64Kx64K pixels.


- GBR: C'est le format Gimp utilisé pour les pinceaux. Vous apprendrez comment faire des pinceaux dans « Création d’un nouveau pinceau » page 173.


- GICON: Format Gimp utilisé pour les icônes, utilisé pour les icônes de la boite à outils. Ce format n’accepte que les images en niveaux de gris.


- GIF (Graphics Interchange Format) : Marque déposée par Compuserve, avec une compression LZW déposée par Unisys. Les images GIF sont en couleurs indexées 8 bits et peuvent être transparentes (Mais pas semi-transparentes). Elles peuvent être également chargées en entrelacé par quelques logiciels. Le format GIF supporte également les animations et les commentaires. Utiliser GIF pour les images transparentes du web et les animations graphiques.


- gzip : Vous permet d’ouvrir et d’enregistrer des images gzippées. Le nom du fichier doit être <nom_de_fichier>.<suffixe_de_format>.gz. Ce format est idéal pour enregistrer des images XCF volumineuses, comportant plusieurs calques.


- Header: Ce format est un header en langage C. Il est utile aux programmeurs qui veulent inclure des images dans leurs programmes en C.


- HRZ: Ce format est toujours dans une résolution de 256 x 240 pixels et est utilisé par les systèmes amateurs de diffusion TV à balayage lent. Ce format n’accepte pas de compression, il ne s'agit que de données brutes RVB.


- JPEG (Joint Photographic Experts Group): Ce format accepte la compression et toutes les profondeurs de couleurs. La compression d'image est réglable, mais attention: une compression trop importante risque de diminuer beaucoup la qualité de l'image: la compression Jpeg est une compression avec pertes. Utilisez JPEG pour créer des images web en couleurs vraies, ou si vous voulez que votre image occupe peu de place. JPEG est un bon format pour les photographies.


- MPEG (Motion Picture Experts Group): Un format d’animation bien connu. Vous pouvez charger un film MPEG dans Gimp et le visualiser avec le greffon Animation Player. Vous pouvez aussi ouvrir un film MPEG et l’enregistrer comme animation GIF (Vérifier d’avoir bien supprimé auparavant tous les cadres inutiles). Toutefois il n’est pas (encore) possible d’enregistrer une animation créée dans le format MPEG avec Gimp.


- Pat: Ce format est utilisé pour les motifs (patterns) de Gimp.


- PCX: Ce format de fichier de Zsoft est principalement utilisé par Paintbrush et d’autres logiciels Paint pour Windows.


- PIX: Un format utilisé par Alias/Wavefront sur station de travail SGI. Il n’accepte que des profondeurs de couleurs de 24 bits et des niveaux de gris sur 8 bits.


- PNG(Portable Network Graphics): C'est le format de fichier supposé remplacer le format GIF et ainsi résoudre les problèmes de droits d'auteur et de brevets. Il accepte les images en couleurs indexées, en niveaux de gris et en couleurs vraies, ainsi qu'un canal alpha optionnel. Le format PNG utilise une compression, mais à l'inverse du format JPEG, il n'y a pas de pertes d'information dans l'image


- PNM (Portable aNyMap): PNM accepte les couleurs indexées, les images en niveaux de gris et en vraies couleurs Les images au format PNM peuvent être converties en de nombreux autres formats avec des logiciels provenant de netpbm ou de pbmplus distributions. Utilisez ce format quand vous savez que vous convertirez votre image avec un logiciel PBM.


- PSD: C’est le format utilisé que par Adobe Photoshop. Formidable si vous êtes un ancien utilisateur de Photoshop et si vous avez plein d’images au format PSD. (Remarquez que Gimp conserve maintenant les calques PSD).


- PostScript et EPS: Créés par Adobe. PostScript est un langage de description de page principalement utilisé par les imprimantes et autres périphériques de sortie. C’est aussi un excellent moyen de distribuer des documents. Le greffon chargé d'interpréter un document Postscript est également capable de lire le format PDF (Acrobat) La plupart des imprimeurs sont capables d’utiliser des fichiers PostScript, aussi si votre image doit être imprimée par un imprimeur professionnel, choisissez PostScript.


- SGI : Le format de fichier original utilisé par les applications graphiques SGI.


- SNP: Ce format de fichier est utilisé par MicroEyes dans ses animations. Vous pouvez charger un document dans ce format et enregistrer l’image résultante comme GIF pour obtenir une animation GIF.


- SunRas (Sun Rasterfile): Ce format est principalement utilisé par différentes applications Sun. Il accepte le niveaux de gris, les couleurs indexées et les couleurs vraies.


- TGA: Le Targa File Format accepte la compression de 8, 16, 24 ou 32 bits par pixel.


- TIFF (Tagged Image File Format) : Conçu pour être un standard. Il existe de nombreuses variations du format TIFF. Il accepte six routines d'encodage différentes, chacune avec un ou trois différents modes: noir & blanc, niveaux de gris ou en couleurs. Les images TIFF peuvent avoir 1, 4, 8 ou 24 bits par pixel. Les image TIFF compressées en utilisant l’algorithme LZW peuvent avoir 4, 8 ou 24 bits par pixel. C’est un format de fichier de grande qualité, parfait pour les images que vous vous voulez importer d’autres logiciels comme FrameMaker ou CorelDRAW.


- URL(Uniform Resource Locator) : Avec ce greffon, qui dépend de GNU wget, vous pouvez télécharger une image venant d'un site internet directement dans Gimp. Le format de l’URL que vous devez faire entrer dans le dialogue d’ouverture est ftp://<adresse>/<fichier> ou http://<adresse>/<fichier>. Pour davantage d'information sur les fichiers précisés par l’URL, voir « Obtenir Gimp » page 48.


- XCF: C'est le format natif de Gimp. Utilisez ce format pour stocker toutes vos images Gimp (Si vous avez assez d’espace disque). Envisagez l’utilisation de la compression bzip ou gzip pour vos fichiers XCF.


- XWD (Xwindow Dump): C'est le format utilisé par l'utilitaire de capture d'écran livré avec X.


- XPM (X PixMap): Ce format de fichier est utilisé par les icônes de couleurs sous X. Xpm sous Gimp accepte les couleurs 8, 16 et 24 bits.


Boite de dialogue d’enregistrement d’image


Lorsque on enregistre une image, la commande Enregistrer (Save) ou Enregistrer sous (Save as) fait apparaître la boîte de dialogue Enregistrer image (Save image), qui demande quelles sont la compression et les options choisies. Nous allons maintenant voir quelles sont les différentes boîtes de dialogue en fonction des formats de fichier, ainsi que les effets des différentes options sur les images.


Figure 6.5 La boite de dialogue principale d'enregistrement d'image


GBR.

La boite de dialogue Enregistrer comme pinceau (Save as brush) vous permet d’enregistrer vos propres images comme pinceau. Espacement (Spacing) fait référence à la taille par défaut qu'aura le pinceau dans la boîte de dialogue de sélection des pinceaux. (Pour plus d’informations sur les pinceaux voir page 172).

Le champ Description fait référence au nom de votre pinceau dans la boîte de dialogue des pinceaux. Aussi est-il préférable de choisir un nom descriptif, comme « Mon pinceau test ».


Figure 6.6 La boite de dialogue GBR Enregistrer comme pinceau


GIcon.


Pour entrer dans la boite de dialogue Enregistrer sous Gicon (Save as Gicon) vous n’avez besoin que du nom de l’icône. Notez qu'il ne s'agit pas du nom de fichier mais du nom interne que Gimp utilise. Choisissez le court et descriptif.


Figure 6.7 La boite de dialogue Enregistrer sous GIcon


GIF

La boîte de dialogue enregistrer sous GIF (Save as GIF) permet de nombreuses options.

Quand on a fusionné les calques de l’image, on peut enregistrer cette dernière en tant qu’image GIF entrelacée, ce qui lui permettra d’être chargée de façon progressive par certaines applications (Comme Netscape). Vous avez probablement déjà vu sur internet ces images dont l'affichage devient de moins en moins flou au fur et à mesure du téléchargement. On peut aussi mettre ce que l’on veut dans le Commentaire de GIF (GIF comment) enregistré dans le fichier GIF : Par exemple « Fait par Karin avec Gimp ».


Figure 6.8 La boite de dialogue Enregistrer sous GIS


Notez que pour remplacer le commentaire de GIF par défaut, il faudra éditer le code source greffon de Gimp.

Notez aussi qu’il vous faudra convertir votre image en couleurs indexées (clic droit/image/indexées) avant de pouvoir l’enregistrer au format GIF.

Quand une image contient des calques, vous pouvez créer une animation GIF. Si vous voulez que l'animation ne soit jouée qu'une fois, ne sélectionnez pas l'option Boucle (Loop), sans cela, l'animation sera jouée en boucle. L'option de délai par défaut entre cadres (donnée en millisecondes) permet de définir le temps qui s'écoulera entre deux images de l'animation. Les boites de contrôle dans la section Dispositions par défaut en cas de non spécification (Default disposal where unspecified) contrôlent les actions suivantes :

- Ne pas prendre en compte (Don’t care) et Faire un cadre avec des calques cumulés (Make frames from cumulative layers) ont le même effet : L’animation commence en affichant le premier calque dans l’image GIF. Les calques suivants sont ensuite empilés l’un au-dessus de l’autre. Ce mode est utile quand vous voulez créer, par exemple, un logo que vous voulez voir apparaître lettre par lettre.

- Un cadre par calque (One frame per layer) (remplace) utilisera le premier calque pour le premier cadre, le second calque pour le second cadre et ainsi de suite, exactement comme les images d’un film. Ce mode est utile lorsque vous désirez créer l’image d’un objet qui bouge, par exemple un globe tournant sur lui-même.


Si l’image GIF est transparente, cette transparence sera respectée à l’enregistrement. La transparence fonctionne aussi bien pour les images ayant plusieurs calques que pour les images plates.

Notez que GIF n’accepte pas le semi-transparent ; les pixels sont soit 100% opaques soit 100% transparents.

Les images GIF transparentes peuvent parfois être mal affichées. Cela se produit avec des logiciels anciens qui gèrent mal la transparence, et mettent une couleur à la place de la transparence (Par exemple Photoshop 2.5 ne gère pas la transparence). Le mieux à faire est de donner à l’arrière plan de l’image une couleur appropriée avant d’enregistrer sous GIF.


JPEG


La boite de dialogue Enregistrer sous JPEG (Save as JPEG) permet de régler la Qualité (Quality) et le l’Adoucissement (Smoothing) de l’image. Une option permet aussi d’Optimiser (Optimize) l’image. La compression avec pertes du format JPEG utilise le fait que le cerveau humain ne peut pas facilement distinguer de petites différences entre deux nuances (Voir Nuances page 191 pour plus d’informations). Ceci signifie qu’avec image n’ayant qu’un petit nombre de couleurs, on peut sans risque diminuer le taux de qualité.



Figure 6.9 La boite de dialogue enregistrer sous JPEG


Le taux proposé en standard, 0,75, est suffisant pour une image comprenant un grand nombre de couleurs, mais il est souvent le minimum acceptable pour ne pas perdre trop d’information. Si vous trouvez que la qualité de l'image est trop faible, vous pouvez augmenter ce taux. Toutefois, n'allez pas au-delà de 0,95 - le fichier sera plus grand sans amélioration notable de la qualité. Si vous n'êtes pas soucieux de la qualité de votre image, vous pouvez baisser ce taux à 0,50. Si vous voulez des images de faible qualité, comme des instantanés photographiques ou des images d’archive, vous pouvez descendre jusqu'à 0,10 ou 0,20 (Quoique dans beaucoup de cas XV ou Guash soit mieux adapté pour cet usage).

Parfois, vous pourrez observer avec des images JPEG des contours trop prononcés. Si le cas se présente, vous pouvez augmenter la valeur de l’adoucissement. Ceci rendra les contours un peu plus flous, moins prononcés. Mais faites attention, adoucir est une manière polie de dire « Flou », trop adoucir risque de rendre l'image trop floue.

Cocher Optimiser (Optimize) dans l’onglet de contrôle permet de réduire le volume du fichier en utilisant un algorithme spécial.


Astuce : A ne pas faire : Enregistrer l’image TIFF de votre belle-mère sous un format JPEG de mauvaise qualité, et effacer ensuite l’image TIFF originale. Vous ne pourrez plus la voir dans l’éclat de sa haute résolution. Simplement dit, n’enregistrez pas des images importantes uniquement en JPEG. Mais si votre belle-mère préfère une image JPEG avec un peu de flou, nous ne dirons rien…


PAT


La boite de dialogue Enregistrer comme motif (Save as pattern) vous laisse nommer le motif dans l’onglet Description (description). Il s'agit du nom que vous verrez dans la boîte de dialogue des motifs. Il va sans dire que vous donnerez un nom significatif, comme « roche » pour un motif rocheux. 


6.10 La boite de dialogue enregistrer comme motif


PNG


Cette boîte de dialogue permet de spécifier le Taux de compression (Compression level) et si l'image doit être ou non entrelacée (Interlaced).

L’onglet Entrelacer (Interlace) a le même effet que celui de la boite de dialogue GIF. Une image entrelacée peut être chargée et affichée de façon progressive (Si l ‘application le permet).

La compression PNG est gérée par zlib, un progiciel généraliste de compression de données. Si on met le Taux de compression (Compression level) à 0, il n'y aura aucune compression de l'image. Si on le met à 9, l'image sera compressée au maximum. Contrairement à la compression JPEG la compression zlib se fait sans pertes.



Figure 6.11 Le tableau d’options dans la boite de dialogue « Options PNG »


Les Informations textes (Textual informations) vous permettent d’inclure des informations sur l’image, comme sa description, l’auteur…C’est utile pour éviter de vous faire voler votre image, mais il faut savoir que ces informations peuvent être retirées.


Figure 6.12 Le tableau d’informations textes.


PNM


La boite de dialogue Enregistrer sous PNM (Save as PNM) se comprend d’elle-même. Brut (Raw) signifie que le fichier est en format binaire, alors q’Ascii fera enregistrer le fichier sous forme d’une séquence de caractères imprimables. Vous choisirez probablement d’enregistrer les fichiers PNM en format Raw, qui prend environ 8 fois moins de place et est enregistré plus vite que le format Ascii.

PNM est un format d’image UNIX. Il est souvent utilisé pour traduire des images vers ou à partir d’autres formats. PNM est aussi utilisé comme format d’image dans les logiciels, et si vous programmez vous devrez choisir entre l’utilisation de Raw ou d’Ascii dans votre programme.


Figure 6.13 La boite de dialogue « Enregistrer sous PNM »


POSTSCRIPT ET EPS


Enregistrer vos images sous PostScript est sensiblement différent de le faire sous TIFF, GIF, JPEG, etc…

Quand vous enregistrez une image sous PostScript, vous devez préciser la Taille de l’image (Image size). Imaginez cela comme le fait de spécifier la taille de la feuille imaginaire sur laquelle vous imprimerez l'image. Choisissez une taille d’image raisonnable. En d’autres termes une image de 300x400 pixels ne paraîtra pas de très bonne qualité si vous conservez la taille par défaut de 11.30x7.87 pouces (287x200 mm). Vous devrez presque toujours modifier la taille de la feuille imaginaire en fonction de la taille de votre image. Pour ce faire, changez les valeurs de Largeur (Width) et Hauteur (Height).


Figure 6.14 La boite de dialogue « Enregistrer sous PostScript »


Les champs X-Marge (X-Offset) et Y-Marge (Y-Offset) peuvent se voir comme les marges de votre feuille imaginaire.

Le bouton Conserver le rapport d’aspect (Keep aspect ratio) vous permet, lorsqu'il est sélectionné, de garder les proportions (le rapport hauteur/largeur) de votre image, ce qui lui évitera d’être étirée.

Imaginons par exemple que vous vouliez enregistrer une image de 300x400 pixels, en ayant choisi une résolution de 100 pixels par pouce ( Ce qui convient pour l’impression avec une imprimante laser de 300 dpi). La surface de l’image sera de 3x4 pouces. En ajoutant une marge de 0.2 pouces en haut et en bas, et de 0.2 pouces de chaque coté, la surface totale de l’image sera de 3.1x4.4 pouces. Ainsi, mettons Largeur à 3, hauteur à 4, X-Marge et Y-Marge à 0.20, Unité (Unit) à Pouce (Inch) et Rotation à 0. Il en résultera que l’image sera enregistrée sous le mode portrait.

Dans le système métrique : Supposons que l'on désire enregistrer une image de 300 x 416 pixels et que nous ayons choisi une résolution de 4 pixels par millimètre. Ainsi notre image sera de 75 x 104 mm plus 2x5 mm dans le sens de la hauteur, ainsi que 2x5 mm dans le sens de la largeur, ce qui donnera une image totale de 85 x 114 mm avec des marge de 5 mm de chaque cotés. Ainsi donnons les valeurs suivantes:

Largeur= 75, Hauteur= 104, x/y offset= 5 Unité= mm et rotation = 0.


Si vous faites tourner votre image de 90 degrés, vous devrez intervertir largeur et hauteur, et l’image sera enregistrée en mode paysage.

Si votre rotation est de 180 degrés, vous aurez une image renversée au format portrait. De même, une image à 270 degrés donnera une image renversée en mode paysage.

Pour en savoir plus sur la résolution et l’impression, allez au paragraphe « Pré-impression et couleur dans Gimp » pages 197 et suivantes.

Enfoncer le bouton PostScript encapsulé (Encapsulated PostScript) crée un fichier PostScript encapsulé (.eps) au lieu du fichier PostScript simple (.ps). EPS est utile pour Importer une image dans un calque de page ou un logiciel d’illustration. Le format PostScript encapsulé est aussi un format de fichier couramment demandé par les imprimeurs professionnels.

Si vous vous préparez à importer votre fichier EPS dans un autre programme, il est prudent de faire un contrôle avec le bouton Preview.

Si vous ne le faites pas, le logiciel ne vous montrera pas l’aspect de votre image à l’écran (Elle peut apparaître comme un rectangle gris où avoir une résolution très faible) et l’image ne sera vue qu’une fois imprimée.


SunRas



Lorsque vous enregistrez une image au format SunRas, vous obtenez une boîte de dialogue vous demandant si vous désirez un encodage/compression RLE, ou un format Standard (Sans compression). Cette compression est sans perte et c’est en général un bon choix, mais notez que le format RLE n’accepte que 4 ou 8 bits par pixel. Ce qui n’a pas d’effet sur l’image, sauf que cela vous empêche d’enregistrer des images indexées sous SunRas.

Fig 6.15 La boite de dialogue « Enregistrer sous SunRas »


TGA


Quand vous enregistrez une image Targa, la boite de dialogue Enregistrer sous TGA (Save as TGA) vous demande si vous voulez la compression RLE ou pas de compression (La compression RLE n’est pas limitée). Comme la compression SunRas, la compression RLE est en général un bon choix, car elle économise de l’espace disque.

Fig 6.16 La boite de dialogue « Enregistrer sous TGA »


TIFF


La boite de dialogue Enregistrer sous TIFF (Save as TIFF) vous demande quel mode de compression vous voulez.

Comme la compression TIFF est sans perte (Lossless), il ne faut pas hésiter à l’utiliser. Utilisez la compression LZW avec 4, 8 ou 24 bits par pixel, et utilisez Pack Bits avec des images d’un bit par pixel (Bitmap) comme par exemple les images FaxG3, car Pack Bits est conçu uniquement pour les images d’un bit (B&W).


Figure 6.17 Boite de dialogue « Enregistrer sous TIFF »


Le cadre Ordre de remplissage (Fill order) définit comment votre image est remplie. La première option est du bit le moins significatif (least significant bit) LSB au bit le plus significatif (most significant bit) MSB, c’est par défaut l’ordre de remplissage pour les « little endian machines » (Par exemple les machines avec un processeur Intel X86. Il est aussi connu sous le nom de Remplissage PC (PC filling).

La seconde option utilise l’ordre de remplissage inverse : MSB à LSB. C’est l’ordre de remplissage par défaut des « Big endian machines » (Celles avec des processeurs Motorola ou SPARC, par exemple). Il est aussi connu sous le nom de Remplissage Mac (Mac filling).

Si vous voulez importer les images dans Frame Maker ou un logiciel similaire, mettez Compression à Aucune et choisissez l’Ordre de remplissage selon le type de machine utilisé pour le programme. La plupart des programmes sont assez souples pour l’importation de fichiers, mais cette façon de faire est la plus sure.


XPM


La boite de dialogue Enregistrer sous XPM (Save as XPM) apparaît quand vous enregistrez une image sous alpha (Transparence). Le Seuil Alpha (Alpha Threshold) détermine quelle valeur alpha doit être considérée comme transparente et laquelle considérée opaque.

Par exemple un seuil de 0.5 signifie que les valeurs alpha inférieures à 128 seront transparentes et que les valeurs alpha supérieures à 128 seront opaques (128 est la moitié de 255, valeur maximum d’alpha). Conformément au code source, les images XPM 16 bits et 24 bits acceptent l’affichage sur un écran configuré en 16 bits ; le code pour les images 8 bits existe mais n’a pas été testé.


Figure 6.18 Boite de dialogue « Enregistrer sous XPM »


AUTRES FORMATS D’IMAGE


Les autres formats d’image acceptés par Gimp, comme PMP, CEL, FITS, FLI, HRZ, HTL, Header, PCX, PIX, SGI, XCF, XWD, bzip2, gzip, etc…n’ont pas d’options à ce stade de l’écriture du logiciel. Par conséquent nous ne pouvons fournir d’informations particulières sur la façon d’enregistrer sous ces formats.

ENVOYER VOTRE IMAGE PAR COURRIEL


Gimp vous permet d'envoyer vos images par courriel. Ce peut être commode, surtout si vous travaillez à plusieurs endroits. Ainsi, vous pouvez envoyer une image de votre lieu de travail à votre domicile. Vous pouvez également envoyer une carte de Noël électronique à vos amis ou à votre famille. Mais attention, les administrateurs du courrier électronique n’apprécient pas l’envoi d’images encombrantes, utilisez donc cette possibilité avec modération.

Clic droit/Fichier/Poster image (Mail image) pour faire apparaître la boite de dialogue Envoi de courrier (Send to mail). Le champ à (To) est l’adresse électronique du destinataire. Sujet (Subject) est le sujet de votre courriel. Commentaire (Comment) est un commentaire sur l’image, du genre « Voici une belle image de mon nouveau gnou ». Nom de fichier (Filename) est le nom de l’image que vous voulez envoyer ; sa syntaxe doit être<nom_de_fichier>.<suffixe_du_format_de_fichier> (Filename.well-known_extension).

Vous devez aussi choisir l’Encapsulage ou type d’encodage (Encapsulation or coding type).Vous avez le choix entre Uuencode ou MIME 64 bits. Il est préférable de choisir MIME qui est accepté par la plupart des logiciels de courrier électronique.


Figure 6.19 La boite de dialogue « Envoyer par courriel »


AFFICHAGE D’IMAGES EN FOND D’ECRAN


Clic droit/Fichier/Onroot?? affiche l’image sous forme d’un motif répété en fond d’écran.

Le fond d’écran est « l’arrière plan » de votre « X Window System desktop ». Au démarrage, la plupart des X desktops mettent en fond d’écran une couleur donnée ou une image. L’arrière plan est normalement défini au moyen d’une application GUI, ou en changeant une ligne dans un fichier. Au démarrage suivant de desktop, le nouveau fond d’écran sera affiché (Beaucoup de desk tops permettent de le faire sans avoir à redémarrer). Cette façon de faire convient à la plupart des utilisateurs ordinaires qui veulent simplement pouvoir choisir dans un ensemble de fonds d’écran pré-configurés. Mais comme Gimp est un programme de traitement d’images et que vous êtes un manipulateur d’images, vous voudrez probablement créer votre propre fond d’écran, et c’est là qu’Onroot devient utile. Avec Onroot vous pouvez facilement mettre l’image que vous travaillez comme fond d’écran pour voir ce à quoi elle ressemble. Si le résultat ne vous convient pas, vous pouvez continuer à la modifier en l’affichant autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que vous soyez satisfait.

Vous pouvez utiliser ensuite votre gestionnaire d’écran pour afficher l’image terminée.



Figure 6.20 La boite de dialogue « Fond d’écran »


Onroot possède aussi une boite de dialogue qui vous permet de choisir le mode d’affichage de votre image comme fond d’écran. Cinq options sont disponibles. Il existe aussi one option de Prévisualisation, qui vous permet de voir facilement à quoi elle ressemble votre image.

Voici une description sommaire de ces options :

- Mosaïque (Tiled) : Cette option placera votre image dans le coin supérieur gauche de l’écran, et ajoutera des copies de gauche à droite jusqu’à ce que la rangée soit remplie. Il placera ensuite une copie de l’image sous la première et remplira la seconde rangée. Et ainsi de suite jusqu’au remplissage complet de l’écran. Comme l’image n’a pas été mise à l’échelle, elle sera probablement coupée à aux bordures droite et inférieure de l’écran.

- Plein écran (Full size) : Cette option étirera votre image pour lui faire recouvrir tout l’écran. Si l’image n’est pas très grande, elle perdra (probablement) son ratio d’origine et deviendra floue, à cause de l’étirement.

- Maximum aspect (Max aspect) : Cette option étendra votre image en conservant intact son ratio. Il en résultera une copie d’image coupée sauf si le ratio d’aspect correspond exactement à celui de votre écran.

- Mosaïque entière (Integer tiled) : Cette option est comme Mosaïque, sauf qu’il n’y aura pas d’images coupées car elles seront étirées pour remplir l’écran.

- Main levée (Free hand) : Avec cette option vous pouvez placer votre image à l’endroit de l’écran que vous voulez. Au départ l’image est centrée dans l’écran de Prévisualisation, vous pouvez ensuite la déplacer et la placer où vous voulez.

Les environnements desk top ne peuvent pas toujours gérer toutes ces options: Quand vous créez l’image de fond d’écran correcte, tenez compte des capacités de votre environnement desktop.


IMPRESSION D’IMAGES


Avant de commencer, vous devez savoir que vous n'imprimerez que le calque actif (Ou courant) d’une image à plusieurs calques, donc vous devez d’abord fusionner (Clic droit/Calques/Fusionner) les différents calques de l'image avant de l'imprimer. Nous ne parlerons pas ici des sous-systèmes d'impression d’UNIX, tels que spooler, et autres, ce qui dépasserait le cadre de ce manuel.

Quelles sont les imprimantes acceptées par Gimp en interne ? Pour le découvrir ouvrons une image et faisons apparaître la boite de dialogue Impression (Print) par Clic droit/Fichier/Imprimer (Print). En cliquant sur le bouton Installer (Setup) puis en abaissant la commande Pilote (Driver) vous pourrez voir que Gimp accepte les imprimantes suivantes :


- Les imprimantes PostScript (Y compris les imprimantes PostScript de niveau 2).


- Les imprimantes HP Deskjet 500, 500c, 520, 540C, 600C, 660C, 68xC, 69xC, 850C, 855C, 855Cse, 855Cxi, 870Cse, 870Cxi, 1200C et 1600C.


- Les imprimantes HP Laser jet II, III, IIIp, IIIsi, 4, 4L, 4P, 4V, 4Si, 5, 5FS, 5L, 5P, 5SE, 5Si, 6L et 6P.


- Les imprimantes EPSON Stylus Color, Color Pro, Color Pro XL, Color 400, Color 500, Color 600, Color 800, Color 1500, Color 1520 et Color 3000.


Installation d’autres imprimantes


Gimp accepte en interne la plupart des imprimantes standards, ainsi vous n'avez pas besoin d'utiliser Ghostscript.d'installé. Le logiciel Ghostscript est souvent utilisé pour effectuer la conversion de Postscript en un autre format de sortie des données à imprimer, comme PCL, qui est utilisé par les imprimantes HP. Comme Postscript est le format de sortie d’impression le plus courant dans les logiciels UNIX, Ghostscript est souvent utilisé comme un filtre qui interagit avec le système d’impression pour convertir au vol la sortie en format Postscript à PCL, qui est le format alimentant les imprimantes HP.


Figure 6.21 L’imprimante


Cependant si Ghostscript est installé sur votre système et utilisé comme filtre pour vos imprimantes, vous souhaiterez probablement imprimer en utilisant l’option Imprimante Postscript (Postscript printer). Nous conseillons à ceux chez qui Ghostscript est installé de créer un dispositif d’impression brouillon (Raw) et de laisser Gimp y imprimer directement, au moins temporairement, de façon à pouvoir suivre de plu près les exemples donnés dans ce manuel.


INSTALLATION


Avant de pouvoir imprimer, vous devez entrer dans le dialogue Installation (Setup). Installation indique à Gimp quel est le type d’imprimante que vous utilisez. Comme vous pouvez l’imaginer, c’est une information essentielle au moment d’imprimer.


Figure 6.22 La boite de dialogue « Installation d’imprimante »


Tout d’abord, spécifiez l’Imprimante (Printer) ( Concrètement l’extension ?? de l’imprimante avec laquelle vous voudriez imprimer en utilisant le menu drop-down ??), puis cliquez sur le bouton Installation pour accéder à la boite de dialogue Installation. Dans le «Menu de forçage au niveau bas d’installation du pilote » ??, vous indiquez le type d’imprimante que vous utilisez. Si vous avez une imprimante PS ou PS niveau 2, vous pouvez l’alimenter avec un fichier PPD (PPD File)


Astuce : Un fichier PPD décrit les possibilités de votre imprimante. En alimentant celle-ci avec un fichier PPD qui lui est spécifique, vous pourrez utiliser les possibilités particulières de votre imprimante, (Comme résolution, source et type de papier). Il suffit de choisir le fichier PPD contenu dans le pilote d’imprimante pour Windows, ou encore de le télécharger depuis le site FTP d’Adobe.

Gimp n’inclut pas les fichiers PPD, il vous faudra les extraire du pilote Windows de votre imprimante Postscript, mais il arrive que cette extraction soit difficile. Dans ce cas vous pouvez les obtenir sur ftp.adobe.com/pub/adobe/printerdrivers/win/all/ppdfiles. Les fichiers du site FTP d’Adobe ont le format suivant : brand_name_of_printer.exe. Finalement vous avez besoin soit de Windows soit d’un émulateur pour décompresser le pilote (Exécuter le programme)


Si votre imprimante n’est pas PostScript, choisissez simplement dans les imprimantes acceptées par Gimp depuis le drop-down menu ??.

Dans le champ d’entrée Commande (Command) vous verrez la commande d’imprimante à utiliser quand vous imprimez. Normalement elle est déterminée quand vous compilez le greffon d’impression, mais en cas d’erreur vous pouvez la corriger ici. Quand tout est bon, pressez OK. Si vous n’avez pas de champ de commande, ne vous inquiétez pas : Gimp est si bien conçu qu’il n’en n’a pas besoin.


LE DIALOGUE D’IMPRESSION


La boite de dialogue principale peut être maintenant modifiée, selon les caractéristiques de votre imprimante. Nous allons décrire toutes les possibilités, mais ne vous étonnez pas si votre imprimante n’en n’accepte que quelques-uns unes.

- Format de la feuille (Media size) Taille de la feuille de papier que vous utilisez dans votre imprimante. Gimp accepte Lettre (Letter), Légal (Legal), Tabloïd (Tabloid), A4, A3 et d’autres formats de feuilles.

- Type de papier (Media type) : Type de la feuille de papier que vous utilisez c comme Transparent (Transparent), couché brillant (Glossy),etc …

- Source de papier (Media source) Décrit la corbeille alimentant votre imprimante en feuilles. Comme vous pouvez l’imaginer, cela dépend énormément du type d’imprimante.

- Orientation (Orientation menu) : Vous permet de choisir l’impression en mode Paysage (Landscape) ou portrait (Portrait). Vous pouvez aussi laisser le choix à Gimp en choisissant Auto (Auto).

- Résolution : Option prévue car des imprimantes différentes acceptent des résolutions différentes. Dans ce champ vous pouvez préciser la résolution que vous voulez utiliser pour votre travail. Cette option peut être pratique : Par exemple vous n’aurez certainement pas besoin de haute résolution pour imprimer un brouillon. Nous verrons la résolution plus en détails un peu plus loin quand nous parlerons d’échelle.

- Type de sortie (Sortie type) : Si vous avez une imprimante couleur, utilisez le mode couleur (Color mode), sinon utilisez Noir et Blanc (B&W). Bien entendu, vous pouvez utiliser Noir et Blanc avec une imprimante couleur.

- Luminosité (Brighness) : est par défaut à 100, ce qui convient pour imprimer sur des imprimantes laser et à jets d'encre en noir et blanc.

Généralement, vous aurez à augmenter cette valeur lorsque vous imprimerez sur une imprimante à jets d'encre couleur. L'auteur de l’interface Gimp pour imprimante préconise une valeur de 125 à 150, mais ceci nous parait trop lumineux. Nous utilisons une valeur de 110 sur notre imprimante HP Deskjet 870Cxi. Vous devrez expérimenter vous-même pour déterminer le bon réglage pour votre imprimante.

- Echelle (Scaling): Lorsque vous ouvrez la boîte de dialogue d’impression, l'échelle est par défaut à 100, ainsi l'image sera agrandie pour couvrir toute la page (Avec une marge de 6 mm de chaque coté et de13 mm en haut et en bas). Si vous utilisez ce facteur d’échelle avec une petite image, celle-ci pourrait être trop agrandie et paraître dentelée (Jagged) et laide (Ugly), car la résolution réelle serait très faible.


Ce qui est bien avec l’interface Gimp pour imprimante est la possibilité de choisir l’échelle en PPI. Comme nous l’avons déjà indiqué, PPI signifie Pixels par pouce (Pixels per Inch) et représente la résolution de l’image imprimée. Nous recommandons de toujours utiliser l’option PPI, sinon vous n’aurez qu’un contrôle très faible de la qualité d’impression.

Quelle valeur PPI utiliser ? Cela dépend de votre imprimante. Nous suggérons d’utiliser 72 ppi pour une imprimante laser 300 dpi et 110 ppi pour une imprimante laser 600 dpi.

Remarque : Si vous pouvez choisir la résolution dans la boite de dialogue d’impression, n’oubliez pas de modifier aussi la valeur ppi.

Notre suggestion n’est pas valable pour tous les cas. Par exemple, si vous avez une imprimante PostScript utilisant AM Screening ??, la valeur PPI devra être environ 1.6 à 2 fois le LPI (Lines per inch) de l’imprimante.

Comme vous avez pu le remarquer, plus nous parlons de ce sujet, plus vous avez du mal à comprendre. Nous vous recommandons fortement de lire « Pré-impression et couleur dans Gimp » pages 197 et suivantes, où nous abordons le sujet complexe de l’impression de façon plus détaillée.

Nous pouvons cependant vous donner quelques instructions générales simples. Une imprimante laser 300 dpi demandera au moins 60 ppi, et une imprimante laser 600 dpi aura besoin au minimum de 100 ppi. En règle générale les imprimantes jet d’encre fonctionnent avec un ppi inférieur à celui des imprimantes laser, essayez par exemple 50 ppi pour une imprimante jet d’encre de 300 dpi et 90 ppi pour une imprimante jet d’encre de 600 dpi.

Si vous trouvez compliqué le jargon de l’impression, collez à nos instructions générales ou lisez « Pré-impression et couleur dans Gimp » pages 197 et suivantes. Si vous avez une imprimante jet d’encre, il serait bon de lire « Scanning, internet et l’impression » page 259.

Si vous préférez vous servir de l’option Pourcentage (Percent), n’oubliez pas que les petites images (Mises à 100%, ce qui signifie 100% de la taille de la feuille) seront imprimées avec une faible résolution. Pour obtenir une belle qualité d’impression, l’image devra être relativement grande et vous devrez diminuer l’échelle pour améliorer la résolution. lire « Pré-impression et couleur dans Gimp » pages 197 et suivantes. Une image de 300x400 pixels sera belle avec une échelle (Scaling) d’environ 30% (En supposant que vous utilisez du papier A4 et une imprimante 300 dpi). La procédure est la même que pour enregistrer en format PostScript.

Astuce : Si vous faites le brouillon d’une grande image, comme un poster, vous commencerez probablement par une petite image pour éviter de charger lourdement votre ordinateur. Si vous ne voulez qu’une impression rapide du brouillon, utilisez la fonction pourcentage et agrandissez l’image. Comme c’est un brouillon, la qualité n’est pas très importante.

On trouve aussi le choix Impression dans fichier (Print to file) : dans le menu Impression. Quand vous sélectionnez Fichier (Fichier), les données normalement envoyées à l’imprimante seront enregistrées dans un fichier. Quand vous appuyez sur le bouton Imprimer (Print), une boite de dialogue de fichier apparaît qui vous permet de nommer le fichier sortant (Et le chemin d’accès). Imprimer dans un fichier est une alternative commode à l’enregistrement PostScript. A notre avis, il est souvent plus commode d’imprimer dans un fichier (En mode PS) que d’enregistrer sous PS, surtout parce qu’on n’a pas à tripatouiller les réglages d'Enregistrer sous. Malgré tout, même si vous imprimez dans un fichier, il reste important de bien choisir la résolution.

Imprimer dans un fichier est aussi un choix possible quand vous voulez faire imprimer votre image par l’imprimeur local. Il vous suffit d’obtenir une copie de son fichier PPD d’imprimante et de l’installer dans votre système. Quand la boite de dialogue Impression apparaît, mettre l’installation en mode « Imprimer dans un fichier ». Choisissez le fichier PPD fourni par le fabriquant de l’imprimante et cliquez sur OK. Vous pouvez alors mettre les options acceptées par son software d’image. Quand vous avez « imprimé » votre image dans un fichier, envoyez simplement le fichier PS à l’imprimeur local pour impression. Lire « Pré-impression et couleur dans Gimp » pages 197 et suivantes pour en savoir plus.


PREFERENCES DE GIMP


Dans la boite de dialogues Préférences (Preferences) (Clic droit/fichier/préférences) vous trouverez beaucoup de réglages relatifs à Gimp. Il y a quatre tableaux : Affichage (Display), Interface (Interface), Environnement (Environment) et répertoires (Directories)

Pour enregistrer de façon définitive vos modifications, cliquez sur le bouton Save (Enregistrer) ; si vous cliquez sur Détruire (Cancel), toutes vos modifications seront supprimées. Si vous cliquez sur OK, vos modifications seront effectives immédiatement, encore que toutes les valeurs ne seront pas touchées (Les valeurs de répertoire comme échange n’auront pas d’effet). Si vous pressez OK et pas Enregistrer, vos modifications n’affecteront que la session Gimp en cours d’utilisation, et ne seront pas enregistrées pour les sessions ultérieures.

Note : Pour que vos modifications prennent effet, vous devez auparavant quitter Gimp et l’ouvrir de nouveau. Nous conseillons d’utiliser Enregistrer et de redémarrer Gimp plutôt que de prendre un risque avec OK.


AFFICHAGE


Dans le tableau Interface (Interface), vous pouvez choisir les niveaux d’annulation ?? (Levels of undo). Lui donner une valeur élevée (au-dessus de 10) nécessite un grand espace disque, faites attention si la capacité de votre disque est limitée.

Adapter la taille de la fenêtre en fonction du zoom (Resize window on zoom) signifie que la taille de la grosse toile ?? (Canvas) s’adaptera à la valeur de zoom utilisée, ce qui permettra de toujours voir l’image en entier quel que soit le zoom. A notre avis il vaut mieux ne pas sélectionner cette option car on peut facilement la mettre en ou hors service avec la boite de dialogue Options de zoom (Zoom options). Allez page 150 pour en savoir plus sur le zoom.

Montrer les conseils sur les outils (Show tool tips) est une intéressante possibilité. Gimp fera apparaître automatiquement des conseils à propos des outils sur lesquels pointe le curseur. Nous vous conseillons de laisser cette option en service jusqu’à ce que vous connaissiez bien les outils (C.a.d. jamais).

Gimp modifie le symbole du curseur par défaut. Par exemple si vous utilisez l’outil de déplacement, le curseur sera ce symbole de déplacement. Ceci utilise des ressources système, et si les vôtres sont insuffisantes actionnez le bouton Mettre le changement du curseur hors service (Disable cursor updating). Ce choix peut vous gêner car vous ne verrez plus dans quel mode vous êtes.

Vous pouvez aussi régler la vitesse des « fourmis qui marchent » (Les points clignotants qui apparaissent quand vous effectuez une sélection). La valeur de la Vitesse de déplacement des fourmis (Marching ants speed) est la durée entre deux changements (En millisecondes), une valeur plus faible les fait donc se déplacer plus vite.


Figure 6.23??

Figure 6.24 Le tableau d’interface


ENVIRONNEMENT (ENVIRONMENT)


Dans le tableau Environnement (Environment), vous pouvez voir le bouton Économiser la mémoire (Conservative memory usage). Normalement Gimp échange de la mémoire contre un gain de rapidité. Économiser la mémoire rendra Gif plus économe de celle-ci, mais entraînera un ralentissement : A n’utiliser que si votre capacité mémoire est limitée.

Taille de mémoire en recouvrement ( Tile cache size) est la quantité de mémoire que Gimp utilise pour assurer que les échanges de données vers et a partir du disque n’endommageront pas la mémoire en recouvrement. Gimp utilise son propre fichier d’échange (Swap file) sur le disque pour gérer la mémoire ; c’est la mémoire en recouvrement. Comme Gimp a son propre fichier d’échange, vous pouvez éditer de très grandes images. Le seul facteur limitant est l’espace disponible sur le disque.

Nous savons que l’utilisation du disque comme mémoire de travail ralentit l’exécution du programme, et nous ne souhaitons pas que Gimp utilise le disque comme support de mémoire d’image. C’est là qu’intervient le cache de recouvrement. Vous pouvez spécifier la quantité de mémoire en recouvrement que vous voulez mettre dans la mémoire principale de votre ordinateur. Le reste ira dans le fichier mémoire en recouvrement de Gimp. Donner à cette quantité une valeur élevée rendra Gimp plus rapide car il n’aura pas besoin de conserver toute l’information dans le fichier d’échange. Nous recommandons 32 MB pour une RAM de 128 MB, 16 MB pour 64 MB et 10 MB pour moins de 64 MB (Gimp fonctionnera même si la taille de mémoire cache en recouvrement est mise à 0). Notez qu’une valeur élevée de mémoire cache en recouvrement n’aura d’effet sur la rapidité de Gimp que pour les grandes images. Utiliser 64 MB de mémoire cache en recouvrement pour traiter une image de 2 MB ne rendra pas Gimp plus rapide.

Si vous utilisez un moniteur 8 bits, vous voudrez sans doute utiliser l’option Installer colormap (Install colormap). Comme la plupart des 256 couleurs disponibles sur votre moniteur 8 bits ont déjà été réservées par d’autres applications (Gestionnaire d’écran, Netscape etc…), Gimp et les images qu’il affiche ne pourront utiliser que les couleurs qui restent. Vous pouvez imaginer que Gimp sera pratiquement inutilisable dans ces conditions.

Colormap cycling affecte la bordure de la sélection des « Fourmis qui marchent ». Si vous activez cette option, les fourmis seront remplacées par une ligne adoucie. Cette ligne est noire quand vous traînez la sélection, et devient brillante quand vous relâchez le bouton de la souris.


Figure 6.25 Le tableau d’environnement.


REPERTOIRES (DIRECTORIES)


Les répertoires les plus importants que vous puissiez manipuler dans le classeur de Répertoires ( )sont Temp et Swap. Le répertoire Temp est utilisé par Gimp pour le stockage temporaire de données, comme palettes de couleurs et images. Le Répertoire Swap (Echange) est celui où Gimp conserve son fichier d’échange pour le système de mémoire en recouvrement.


Figure 6.26 Le tableau des répertoires


SUGGESTIONS


Comment configurer ces répertoires pour obtenir une performance optimale ? Si vous utilisez un système qui charge vos répertoires à partir d’un serveur (Server) sur NFS, si vous ne disposez que d’un quota fixe d’espace disque, vous mettrez probablement votre répertoire Swap dans un répertoire local temporaire comme /tmp. Sinon il ne vous restera pas assez de place pour enregistrer vos images, car le fichier Swap peut devenir très gros (C’est presque toujours le cas).

Une autre raison de procéder ainsi est que si vous devez effectuer un échange des données de l’image par le net, Gimp sera très lent car il devra attendre la fin de l’échange pour commencer à travailler.

Temp est un peu différent. La plupart des fichiers qu’il contient disparaissent à la sortie de Gimp, mais certains restent (Par exemple la palette de travail). De sorte que vous voudrez probablement un répertoire Temp non partagé avec d’autres utilisateurs, ce qui n’est pas autorisé quand vous redémarrez votre station de travail. Une solution est de créer un répertoire personnel sous /usr/tmp ou /var/tmp. Par exemple avec un terminal Window créer un répertoire temp avec la commande :

Mkdir/usr/tmp/ »your_user_name »

fait de ce répertoire votre répertoire Temp.

Les autres répertoires pour les brosses, dégradés, palettes, textures et greffons peuvent être laissés tels quels, ou modifiés pour convenir à des besoins spéciaux. Si vous les modifiez, n’oubliez pas de déplacer vos add-on Gimp pour les mettre au bon endroit. Sinon, vous risquez de ne plus avoir de greffons utilisables à votre prochain démarrage de Gimp.


ASPECTS DIVERS ET EXTENSIONS


Le conseil du jour


Dans la boite à outils, cliquez sur fichier/astuce du jour. Le Conseil du jour (Tip of the day) est une possibilité pratique pour les nouveaux utilisateurs de Gimp.Vous pouvez naviguer dans les conseils en cliquant Conseil précédent (Prev.tip) et Conseil suivant (Next tip). Pour ne plus afficher le conseil du jour, désactivez Afficher conseil au prochain démarrage (Show tip next time) dans la boite de dialogue Conseil du jour. Le fichier contenant touts les conseils est dans le répertoire des données « Gimp system wide » et se nomme gimp_tips.txt. Si vous êtes administrateur système vous pouvez éditer ce fichier et ajouter de nouveaux conseils pour vos utilisateurs.


Navigateur DB


Avec le Navigateur DB vous pouvez explorer les PDB Calls et les routines de Gimp. Cette possibilité est surtout pour ceux qui s’occupent de programmation et de greffons. Même si vous n’écrivez pas de programmes ni de greffons, ce peut être une bonne source d’information sur l’intérieur de Gimp. Vous pouvez chercher la base de données des noms de procédures PDB et des informations sur la procédure. Si vous appelez le navigateur DB à partir de la console Script-fu, vous pouvez aussi appliquer à la console les commandes PDB.


Aide PDB


C’est une autre interface de PDB Gimp. Avec cette extension vous pouvez appliquer un PDB Call spécifique à votre image. Pour cela, cliquez sur Ouvrir (Run), ce qui fait apparaître un menu dialogue demandant des informations. Comme ne navigateur DB, cette extension est surtout pour les développeurs.


Gimptcl Consolio


Le principal langage utilisé pour écrire Gimp est Schème, l’un des langages disponibles sous UNIX. Consolio est écrit en Tcl, et vous pouvez l’utiliser pour écrire un programme Tcl pour Gimp.


Programmation (Scripting)


Si vous connaissez bien Tcl ou Perl, vous n’aurez probablement pas envie de vous tracasser pour apprendre Schème. Si vous êtes un utilisateur sans connaissances techniques, vous vous poserez la question « Pourquoi m’embêter à apprendre un obscur langage de programmation UNIX ? ». Il faut tout d’abord dire que la connaissance d’un langage de programmation n’est pas nécessaire pour utiliser Gimp. Vous pouvez heureusement utiliser Gimp sans penser apprendre un quelconque langage. Mais si vous devez exécuter sans cesse une opération donnée, vous apprécierez peut être de l’automatiser.

Prenez le Script-fu Ombre tombante (Drop shadow) par exemple. Vous pouvez faire Ombre tombante à la main dans Gimp, mais il vaut mieux disposer d’un programme pour le faire à votre place. Ce genre de situations fait qu’il est utile aux utilisateurs ordinaires d’apprendre un langage de programmation. Au moment où ce manuel a été écrit, Gimp acceptait Schème, Tcl et Perl comme langages. Chacun d’eux est bien documenté dans de nombreux livres, ce qui vous permet de choisir celui que vous voulez. Si vous êtes complètement nouveau dans les langages informatiques et la programmation, nous vous suggérons de choisir Schème, qui est le langage utilisé pour Gimp. Mais Perl est aussi un bon candidat, car c’est le langage officiellement choisi pour Gimp 1.2.


Saisie d’écran (Screen shot)


Dans la boite à outils, cliquez sur Xtns/Saisie d’écran. L’utilitaire Saisie d’écran peut prendre des Transferts d’écran (Screen dumps) directement dans Gimp. Vous avez trois possibilités : Saisie d’une seule fenêtre avec le décor (Le cadre que le concepteur de fenêtre crée autour de celle-ci), la même fenêtre sans le décor et tout l’écran.

Pour prendre une saisie de la fenêtre active, sélectionnez les options appropriées et appuyez sur OK. Votre pointeur va devenir une croix. Utilisez le pour sélectionner la fenêtre que vous voulez saisir en le positionnant dans la fenêtre et en cliquant.

Pour prendre la totalité de l’écran, sélectionnez les options correspondantes et appuyez sur OK. Après quelques instants apparaît une nouvelle fenêtre Gimp avec votre saisie d’écran. Toutes les saisies d’écran de ce manuel ont été réalisées avec cet outil.


Figure 6.27 La boite de dialogue « Saisie d’écran »


Sélection d’eau ??(Waterselect)


Sélection d’eau est une alternative aux boites de dialogue Palettes ou Choix des couleurs. Cet outil ressemble à la coupelle d’eau qui sert à délayer les couleurs quand on fait de l’aquarelle.

L’interface est simple. En haut vous trouvez les dix dernières couleurs que vous avez mélangées. Pressez sur l’une d’elles pour l’activer. Si vous voulez mélanger une couleur, pointez simplement sur l’échelle de couleurs en appuyant sur les boutons gauche et droit de la souris.


Figure 6.28 La boite de dialogue « Sélection d’eau »


Le bouton de gauche, qui mélange pour obtenir une couleur plus sombre, l’emporte sur le bouton droit. Si la couleur devient trop sombre, relâchez temporairement le bouton gauche en continuant d’appuyer sur le droit tout en déplaçant la souris. La couleur va s’éclaircir, tout comme si vous l’aviez délayée dans de l’eau. Relâchez les deux boutons quand le résultat vous convient, et la couleur obtenue apparaîtra dans la lucarne de couleur active dans la boite à outil. Pressez OK ou annuler pour fermer la fenêtre de sélection d’eau.


Navigateur Web


Le Navigateur Web (Xtns/Navigateur Web) vous permet d’ouvrir un site Web depuis Gimp. Vous pourrez trouver quelques raccourcis de sites importants comme Gimp.org, greffon registry, Gimp news et d’autres. Vous pouvez aussi ouvrir ainsi la version on line du Manuel d’utilisation de Gimp.

Pour ouvrir un site qui n’est pas disponible dans le menu des raccourcis, sélectionnez Ouvrir URL (Open URL). Cette option fait apparaître une boite de dialogue qui vous demande l’adresse du site. Vous pouvez aussi choisir d’ouvrir le site dans la session en cours de netscape, ou d’ouvrir dans une nouvelle fenêtre. Bien entendu, pour que ce soit possible, il faut que Netscape soit installé et dans votre chemin d’accès.

Pour modifier ou ajouter un raccourci, vous devez éditer le programme qui contrôle le comportement de cette extension. Ce programme est nommé Web-browser.scm et il se trouve normalement à /usr/local/share/gimp/scripts/, mais ceci dépend naturellement du site. Copiez le dans votre répertoire personnel de programmes Gimp (cp/usr/local/share/gimp/scripts/web-rowser.scm/your/home/.gimp/scripts) et éditez-le avec un éditeur de texte.

Retour au sommaire
Chapitre suivant